Au niveau mondial, trois dirigeants du secteur de l’aéronautique et de la défense sur quatre considèrent les collaborations stratégiques comme le premier levier de croissance (vs 82 % en France), devant le développement des capacités internes (71 %) et les acquisitions (35 %).
Pour 52 % des dirigeants du secteur, l’accès aux technologies avancées est l’objectif prioritaire de ces partenariats ; la part accordée aux partenaires des semi-conducteurs devrait presque doubler en cinq ans passant de 22 % à 45 %.
Les services numériques, les données et les logiciels (80 %), suivis de l’IA, des systèmes autonomes et de la robotique (71 %), dominent les priorités d’investissement. En France, 72 % des dirigeants classent l’IA et l’analyse avancée parmi les trois technologies les plus importantes pour atteindre leurs objectifs stratégiques d’ici cinq ans.
IA, logiciels, semi-conducteurs et connectivité deviennent des capacités stratégiques, tandis que les industriels doivent simultanément accélérer leurs cadences de production.
A l’échelle mondiale, les dirigeants interrogés prévoient d’augmenter leurs capacités de 28 % en moyenne au cours des cinq prochaines années. L’Asie du Sud-Est s’impose comme la région offrant le plus fort potentiel.
Face à l’arrivée de nouveaux concurrents, 73 % des entreprises du spatial prévoient de se diversifier vers des offres complémentaires.
Selon la première édition du Global Aerospace & Defence Sector Outlook 2026 de PwC, l'industrie aéronautique et de la défense entre dans une nouvelle phase de transformation. Confrontés simultanément à des besoins de montée en cadence et à une accélération technologique sans précédent, les industriels cherchent de plus en plus hors de leurs frontières traditionnelles les capacités nécessaires à leur croissance. IA, logiciels, données, semi-conducteurs et connectivité redessinent ainsi progressivement les écosystèmes du secteur.
Matthieu Lemasson, associé responsable du secteur Aéronautique, Spatial et Défense chez PwC France et Maghreb déclare : “Dans l’aéronautique et la défense, la prochaine bataille ne se jouera plus uniquement sur la maîtrise des technologies historiques du secteur. La puissance de calcul, les logiciels, l’IA, la connectivité et les semi-conducteurs deviennent des capacités stratégiques. Pour y accéder rapidement et à grande échelle, les industriels vont devoir ouvrir davantage leurs écosystèmes et nouer de nouvelles alliances technologiques.”
L’accès aux technologies avancées au cœur des partenariats stratégiques
Au-delà de ses frontières traditionnelles, le secteur recherche de nouveaux relais de croissance. Ainsi, les collaborations stratégiques s’imposent comme le principal levier, devant le développement de capacités internes (71 %) et les acquisitions (35 %).
Interrogés sur les raisons qui les poussent à rejoindre un écosystème, les dirigeants citent d’abord l’accès aux technologies avancées (52 %). Viennent ensuite l’accélération de l’innovation et de la mise sur le marché (48 %), ainsi que le codéveloppement de nouveaux produits, services ou plateformes (48 %).
Parallèlement, l’importance des partenaires du secteur des semi-conducteurs devrait plus que doubler en cinq ans, atteignant 45 % contre 22 % aujourd’hui. Celle des opérateurs de télécommunications progresserait également, pour s’établir à 25 %, contre 15 % actuellement. En France, 82 % des dirigeants prévoient d’étendre leurs collaborations stratégiques au sein de leur écosystème.
À l’inverse, le poids des partenaires traditionnels devrait reculer : autres entreprises de l’aéronautique et de la défense (-6 points), industriels (-10 points) et organismes publics (-13 points). Ils resteront toutefois parmi les partenaires les plus importants.
Les entreprises du spatial suivent la même dynamique : 73 % d’entre-elles prévoient de se développer dans de nouvelles offres complémentaires à leur cœur de métiers et 71 % d’accroître leur participation à des écosystèmes.
L’Asie, nouveau relais de croissance
Le marché de l’aéronautique et de la défense poursuit son expansion. Les dirigeants interrogés prévoient d’augmenter leurs capacités de production de 28 % en moyenne au cours des cinq prochaines années. En France, 58 % d’entre eux anticipent une hausse comprise entre 10 % et 25 % de leurs capacités de production ou de livraison, tandis que 38 % envisagent une progression comprise entre 25 % et 50 %.
Si les marchés historiques, comme l’Amérique du Nord, l’Europe occidentale et le Moyen-Orient, devraient conserver leur importance stratégique, les plus fortes dynamiques de croissance se situent en Asie. En effet, l’Asie du Sud-Est verrait ainsi sa part passer de 15 % à 47 %, tandis que l’Asie du Sud progresserait de 14 % à 35 %. Cette tendance est encore plus marquée en France, où l’Asie du Sud-Est passerait de 4 % à 48 % et l’Asie du Sud de 4 % à 34 %, alors que l’Europe occidentale reculerait de 98 % à 66 %.
Sur le seul marché aéronautique, l’Asie du Sud-Est devrait devenir la deuxième région la plus stratégique au cours des cinq prochaines années, la part des répondants qui la citent passant de 14 % à 63 %. L’Europe occidentale (de 86 % à 49 %) et le Moyen-Orient (de 53 % à 44 %) enregistreraient un recul, mais resteraient néanmoins des marchés prioritaires.
Dans ce contexte de croissance et de rééquilibrage géographique, les attentes des clients évoluent également. La performance opérationnelle et la fiabilité des livraisons constituent désormais les principaux critères de décision, citées chacune par 56 % des répondants, loin devant le coût (11 %). En France, la fiabilité et le respect des délais de livraison arrivent en tête des attentes, mentionnés par 62 % des répondants, devant la disponibilité opérationnelle (56 %).
Investir dans l’aéronautique et la défense de demain
Aujourd’hui, les entreprises du secteur font face à un double défi : renforcer leur appareil industriel pour répondre à des carnets de commandes toujours plus importants, tout en repositionnant leurs portefeuilles sur les futurs gisements de valeur. La manière d’arbitrer entre ces deux impératifs varie toutefois selon les acteurs.
Trois grandes approches se dessinent :
Les bâtisseurs de systèmes numériques, qui représentent 44 % de l’échantillon, concentrent leurs investissements sur les logiciels, les données et le développement de capacités internes.
Les puissances industrielles (39 %) misent sur la fiabilité de leurs systèmes physiques et leur participation à des écosystèmes pour soutenir leur croissance.
Les leaders du cycle de vie (17 %) cherchent avant tout à prolonger la durée d’exploitation des plateformes.
Ces choix stratégiques reflètent des visions différentes des sources de valeur qui façonneront le secteur dans les années à venir. En France, les bâtisseurs de systèmes numériques représentent la moitié des répondants (50 %), devant les puissances industrielles (36 %) et les leaders du cycle de vie (14 %).
Quelle que soit leur stratégie, les entreprises devront également s’assurer qu’elles disposent des compétences nécessaires pour tirer pleinement parti des nouvelles technologies. Pourtant, seuls 20 % des dirigeants classent les compétences et la productivité des équipes parmi leurs trois priorités stratégiques pour les cinq prochaines années, alors qu’environ la moitié les considèrent comme un frein majeur à leur mise en œuvre.
Méthodologie
PwC a recueilli les réponses de 375 cadres dirigeants, tous directeurs ou de niveau supérieur, issus d’entreprises privées et cotées. L’échantillon couvre les maîtres d’œuvre, les fournisseurs de rangs 1, 2 et 3, les prestataires de maintenance, réparation et révision, les entreprises du spatial ainsi que les fournisseurs de technologies pour l’aéronautique et la défense en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe, en Asie et au Moyen-Orient.
Pour 52 % des dirigeants du secteur, l’accès aux technologies avancées est l’objectif prioritaire de ces partenariats ; la part accordée aux partenaires des semi-conducteurs devrait presque doubler en cinq ans passant de 22 % à 45 %.
Les services numériques, les données et les logiciels (80 %), suivis de l’IA, des systèmes autonomes et de la robotique (71 %), dominent les priorités d’investissement. En France, 72 % des dirigeants classent l’IA et l’analyse avancée parmi les trois technologies les plus importantes pour atteindre leurs objectifs stratégiques d’ici cinq ans.
IA, logiciels, semi-conducteurs et connectivité deviennent des capacités stratégiques, tandis que les industriels doivent simultanément accélérer leurs cadences de production.
A l’échelle mondiale, les dirigeants interrogés prévoient d’augmenter leurs capacités de 28 % en moyenne au cours des cinq prochaines années. L’Asie du Sud-Est s’impose comme la région offrant le plus fort potentiel.
Face à l’arrivée de nouveaux concurrents, 73 % des entreprises du spatial prévoient de se diversifier vers des offres complémentaires.
Selon la première édition du Global Aerospace & Defence Sector Outlook 2026 de PwC, l'industrie aéronautique et de la défense entre dans une nouvelle phase de transformation. Confrontés simultanément à des besoins de montée en cadence et à une accélération technologique sans précédent, les industriels cherchent de plus en plus hors de leurs frontières traditionnelles les capacités nécessaires à leur croissance. IA, logiciels, données, semi-conducteurs et connectivité redessinent ainsi progressivement les écosystèmes du secteur.
Matthieu Lemasson, associé responsable du secteur Aéronautique, Spatial et Défense chez PwC France et Maghreb déclare : “Dans l’aéronautique et la défense, la prochaine bataille ne se jouera plus uniquement sur la maîtrise des technologies historiques du secteur. La puissance de calcul, les logiciels, l’IA, la connectivité et les semi-conducteurs deviennent des capacités stratégiques. Pour y accéder rapidement et à grande échelle, les industriels vont devoir ouvrir davantage leurs écosystèmes et nouer de nouvelles alliances technologiques.”
L’accès aux technologies avancées au cœur des partenariats stratégiques
Au-delà de ses frontières traditionnelles, le secteur recherche de nouveaux relais de croissance. Ainsi, les collaborations stratégiques s’imposent comme le principal levier, devant le développement de capacités internes (71 %) et les acquisitions (35 %).
Interrogés sur les raisons qui les poussent à rejoindre un écosystème, les dirigeants citent d’abord l’accès aux technologies avancées (52 %). Viennent ensuite l’accélération de l’innovation et de la mise sur le marché (48 %), ainsi que le codéveloppement de nouveaux produits, services ou plateformes (48 %).
Parallèlement, l’importance des partenaires du secteur des semi-conducteurs devrait plus que doubler en cinq ans, atteignant 45 % contre 22 % aujourd’hui. Celle des opérateurs de télécommunications progresserait également, pour s’établir à 25 %, contre 15 % actuellement. En France, 82 % des dirigeants prévoient d’étendre leurs collaborations stratégiques au sein de leur écosystème.
À l’inverse, le poids des partenaires traditionnels devrait reculer : autres entreprises de l’aéronautique et de la défense (-6 points), industriels (-10 points) et organismes publics (-13 points). Ils resteront toutefois parmi les partenaires les plus importants.
Les entreprises du spatial suivent la même dynamique : 73 % d’entre-elles prévoient de se développer dans de nouvelles offres complémentaires à leur cœur de métiers et 71 % d’accroître leur participation à des écosystèmes.
L’Asie, nouveau relais de croissance
Le marché de l’aéronautique et de la défense poursuit son expansion. Les dirigeants interrogés prévoient d’augmenter leurs capacités de production de 28 % en moyenne au cours des cinq prochaines années. En France, 58 % d’entre eux anticipent une hausse comprise entre 10 % et 25 % de leurs capacités de production ou de livraison, tandis que 38 % envisagent une progression comprise entre 25 % et 50 %.
Si les marchés historiques, comme l’Amérique du Nord, l’Europe occidentale et le Moyen-Orient, devraient conserver leur importance stratégique, les plus fortes dynamiques de croissance se situent en Asie. En effet, l’Asie du Sud-Est verrait ainsi sa part passer de 15 % à 47 %, tandis que l’Asie du Sud progresserait de 14 % à 35 %. Cette tendance est encore plus marquée en France, où l’Asie du Sud-Est passerait de 4 % à 48 % et l’Asie du Sud de 4 % à 34 %, alors que l’Europe occidentale reculerait de 98 % à 66 %.
Sur le seul marché aéronautique, l’Asie du Sud-Est devrait devenir la deuxième région la plus stratégique au cours des cinq prochaines années, la part des répondants qui la citent passant de 14 % à 63 %. L’Europe occidentale (de 86 % à 49 %) et le Moyen-Orient (de 53 % à 44 %) enregistreraient un recul, mais resteraient néanmoins des marchés prioritaires.
Dans ce contexte de croissance et de rééquilibrage géographique, les attentes des clients évoluent également. La performance opérationnelle et la fiabilité des livraisons constituent désormais les principaux critères de décision, citées chacune par 56 % des répondants, loin devant le coût (11 %). En France, la fiabilité et le respect des délais de livraison arrivent en tête des attentes, mentionnés par 62 % des répondants, devant la disponibilité opérationnelle (56 %).
Investir dans l’aéronautique et la défense de demain
Aujourd’hui, les entreprises du secteur font face à un double défi : renforcer leur appareil industriel pour répondre à des carnets de commandes toujours plus importants, tout en repositionnant leurs portefeuilles sur les futurs gisements de valeur. La manière d’arbitrer entre ces deux impératifs varie toutefois selon les acteurs.
Trois grandes approches se dessinent :
Les bâtisseurs de systèmes numériques, qui représentent 44 % de l’échantillon, concentrent leurs investissements sur les logiciels, les données et le développement de capacités internes.
Les puissances industrielles (39 %) misent sur la fiabilité de leurs systèmes physiques et leur participation à des écosystèmes pour soutenir leur croissance.
Les leaders du cycle de vie (17 %) cherchent avant tout à prolonger la durée d’exploitation des plateformes.
Ces choix stratégiques reflètent des visions différentes des sources de valeur qui façonneront le secteur dans les années à venir. En France, les bâtisseurs de systèmes numériques représentent la moitié des répondants (50 %), devant les puissances industrielles (36 %) et les leaders du cycle de vie (14 %).
Quelle que soit leur stratégie, les entreprises devront également s’assurer qu’elles disposent des compétences nécessaires pour tirer pleinement parti des nouvelles technologies. Pourtant, seuls 20 % des dirigeants classent les compétences et la productivité des équipes parmi leurs trois priorités stratégiques pour les cinq prochaines années, alors qu’environ la moitié les considèrent comme un frein majeur à leur mise en œuvre.
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À propos de PwC France et Maghreb
PwC aide les organisations de toutes tailles et de tous secteurs d’activité à créer de la confiance, se réinventer et se démarquer dans un monde complexe. Ses services de conseil, d’audit et d’expertise juridique et fiscale conjuguent avancées technologiques et savoir-faire pluridisciplinaires pour accompagner et accélérer la transformation durable des entreprises. PwC compte 6 900 collaborateurs en France et au Maghreb, au sein d’un réseau de plus de 370 000 personnes dans 136 pays.
PwC aide les organisations de toutes tailles et de tous secteurs d’activité à créer de la confiance, se réinventer et se démarquer dans un monde complexe. Ses services de conseil, d’audit et d’expertise juridique et fiscale conjuguent avancées technologiques et savoir-faire pluridisciplinaires pour accompagner et accélérer la transformation durable des entreprises. PwC compte 6 900 collaborateurs en France et au Maghreb, au sein d’un réseau de plus de 370 000 personnes dans 136 pays.