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Baromètre de la facturation électronique : premier bilan à J+30 après l’entrée en vigueur de la réforme

Un mois après l’entrée en vigueur de la réforme, les difficultés rencontrées sont nettement inférieures aux craintes exprimées, mais l’adhésion recule


21 % des entreprises ont rencontré des bugs, contre 64 % qui les redoutaient avant la réforme. 34 % ont rencontré des clients ou fournisseurs qui n’étaient pas prêts, contre 59 % qui le craignaient. 54 % considèrent la réforme comme une bonne chose pour leur entreprise, contre 59 % en 2025 et 69 % en 2024. 14 % se déclarent prêts pour le e-reporting. 88 % estiment que leur plateforme doit être détenue par des actionnaires français.
Alors que 64 % des entreprises redoutaient des bugs avant l’entrée en vigueur de la réforme, seules 21 % déclarent en avoir effectivement rencontré en septembre. Mais l’adhésion recule : 54 % des dirigeants considèrent désormais la réforme comme une bonne chose pour leur entreprise, contre 59 % en 2025.

Un mois après l’entrée en vigueur de la réforme de la facturation électronique, la nouvelle édition du baromètre Ipsos bva x Kolecto dresse un premier état des lieux de sa mise en œuvre et de sa perception par les entreprises.

Les premiers retours du terrain font apparaître une situation contrastée. Les difficultés effectivement rencontrées sont largement inférieures à celles que les dirigeants anticipaient avant la réforme. Les bugs, les difficultés d’utilisation des plateformes ou encore le manque de préparation des clients et fournisseurs ont ainsi été moins fréquents que redouté.

Mais cette réalité opérationnelle favorable ne se traduit pas encore par une meilleure adhésion à la réforme. 54 % des dirigeants la considèrent comme une bonne chose pour leur entreprise, contre 69 % en 2024.

L’enjeu des prochains mois sera donc de passer d’une réforme principalement vécue comme une obligation réglementaire à une transformation capable de produire des bénéfices concrets pour les entreprises.

Des difficultés opérationnelles de transition moins importantes que les craintes exprimées avant l’entrée en vigueur de la réforme
Le principal enseignement du baromètre est l’écart entre les difficultés anticipées avant la réforme et celles effectivement rencontrées depuis son entrée en vigueur. 21 % des entreprises déclarent avoir rencontré des bugs, contre 64 % des dirigeants qui les redoutaient en 2025.

Le même phénomène se retrouve sur la préparation des partenaires : 34 % ont rencontré des clients ou fournisseurs qui n’étaient pas prêts, alors que 59 % anticipaient cette difficulté avant la réforme.

Les difficultés d’utilisation des plateformes ont également été moins fréquentes que prévu : 21 % des entreprises en ont rencontré, contre 49 % qui les craignaient en 2025. Ces premiers résultats ne signifient pas que la transition est achevée. Ils montrent toutefois que la réalité opérationnelle du déploiement apparaît, à ce stade, moins difficile que les scénarios redoutés avant l’entrée en vigueur de la réforme.

« Un mois après l’entrée en vigueur de la réforme, les remontées terrain sont rassurantes. Les difficultés rencontrées sont nettement inférieures aux craintes exprimées au départ. Il faut désormais accélérer la transformation de cette réforme en bénéfices concrets pour les dirigeants : qu’ils passent moins de temps sur l’administratif, qu’ils soient payés plus vite et surtout, qu’ils retrouvent du temps pour développer leur activité. Le grand bénéfice de cette réforme doit désormais être la priorité » indique Neila Choukri, Directrice générale de Kolecto.

Des situations contrastées selon les secteurs, et une adhésion à la réforme qui recule
Malgré des difficultés moins importantes qu’anticipé, la perception positive de la réforme continue de baisser. 54 % des dirigeants interrogés considèrent aujourd’hui la facturation électronique comme une bonne chose pour leur entreprise, contre 59 % en 2025 et 69 % en 2024.

Le passage à la réforme varie selon les secteurs. Sur la réception des factures, le commerce (49%) et la construction (44%) sont les plus nombreux à disposer d’un dispositif en place et qui fonctionne, devant les services (41%), l’agriculture (29%) et l’industrie (23%), pour une
moyenne de 42%.

Les difficultés rencontrées varient elles aussi : c’est dans l’industrie que les entreprises ont le plus souvent été confrontées à des clients ou fournisseurs non prêts (56%, contre 34% en moyenne), devant l’agriculture (39%), le commerce et les services (33%) et la construction (27%).

Après la facturation électronique, le e-reporting reste largement à préparer
La prochaine étape de la réforme est déjà à l’horizon : à partir du 1er septembre 2027, les PME et micro-entreprises devront notamment être en capacité d’émettre leurs factures électroniquement et de transmettre les données de e-reporting. Or, la préparation reste limitée. Seuls 14 % des dirigeants interrogés se déclarent prêts pour le e-reporting, tandis que 34 % ont commencé à se préparer.

Le niveau d’information varie fortement selon les secteurs. Dans l’industrie, près de la moitié des dirigeants interrogés déclarent ainsi ne pas encore savoir précisément ce qu’il faudra mettre en place. Dans le secteur agricole, près d’un quart déclarent ne jamais avoir entendu parler du e-reporting. Ces résultats soulignent la nécessité d’un accompagnement pédagogique et de proximité dans les prochains mois, notamment auprès des TPE, PME et entreprises agricoles.

Des entreprises attentives à la souveraineté du capital des plateformes
Le baromètre fait enfin apparaître une attente forte concernant l’actionnariat des plateformes qui accompagneront durablement les entreprises.
88 % des dirigeants estiment que l’entreprise éditrice de leur plateforme doit être détenue par des actionnaires français, tandis que 82 % souhaitent que son capital ne puisse pas être racheté par un groupe étranger.

Ces résultats témoignent d’une attente claire des entreprises en faveur de solutions dont le capital et le contrôle restent durablement ancrés en France, dans un contexte où la facturation électronique devient une infrastructure essentielle de leur gestion quotidienne.

L’IA envisagée comme une aide au pilotage plutôt que comme décideur
En structurant davantage les données de gestion, la facturation électronique ouvre la voie à de nouveaux usages pour simplifier le quotidien des entreprises. 56 % des dirigeants se déclarent ainsi intéressés par les outils d’intelligence artificielle appliqués à leur gestion financière, dont 46 % avec prudence.

Pour autant, ils restent attachés à la décision humaine : l’IA est davantage envisagée comme une aide au pilotage que comme un outil de décision autonome, notamment pour le conseil stratégique (26 %), contre seulement 9 % pour le choix de payer ou non une facture.

Méthodologie du baromètre
Étude réalisée par Ipsos BVA pour Kolecto du 1er au 18 septembre 2026 auprès de 503 dirigeants d’entreprises, directeurs administratifs et financiers, gérants ou personnes en charge de la facturation. Échantillon interrogé par téléphone selon la méthode des quotas et redressé sur la taille et le secteur d’activité.

L’intégralité de l’étude est disponible sur le site de Kolecto : https://www.kolecto.fr/barometre-facturation-electronique-2026

À propos de Kolecto :
Kolecto est une fintech de gestion dédiée aux TPE/PME affiliée au Groupe Crédit Agricole, dont la plateforme agréée a obtenu l’immatriculation définitive par la Direction Générale des Finances Publiques. Notre solution digitale et humaine soutient les équipes en charge des finances dans l’accélération du traitement et de la dématérialisation des factures clients et fournisseurs via une collecte automatique, un classement intelligent, la visibilité en temps réel de leur situation financière ainsi que la mise en paiement. Fondée en 2022, Kolecto entend remettre de l’humain dans la facturation et la gestion administrative des PME françaises pour leur permettre de mieux gérer leur quotidien, tout en étant en conformité avec les réglementations et normes en vigueur.

Vendredi 2 Octobre 2026

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