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Cyberattaque Crédit Mutuel Arkéa : comment contenir une menace sans interrompre les services bancaires ?

par Etay Maor, Vice-Président Threat Intelligence chez Cato Networks


À la suite de la cyberattaque contre le Crédit Mutuel Arkéa, l’établissement a été contraint de suspendre temporairement certaines transactions pour sécuriser ses systèmes. Cet incident pose une question importante pour le secteur bancaire, comment réagir à une cyberattaque sans paralyser les opérations légitimes ? À ce sujet, Etay Maor, Vice-Président Threat Intelligence chez Cato Networks, revient sur la nécessité de surveiller en continu les accès aux systèmes sensibles et de pouvoir intervenir de manière ciblée pour contenir une menace, tout en préservant la continuité des services.

« La cyberattaque contre le Crédit Mutuel Arkéa soulève une question qui dépasse le montant des fonds potentiellement détournés, comment une banque peut-elle stopper une menace sans perturber ses opérations ?

L'établissement a temporairement suspendu certaines transactions pour sécuriser ses systèmes. Cette mesure de précaution rappelle que, face à une attaque, les banques doivent protéger leurs actifs tout en assurant la continuité de leurs services. Nous ignorons encore comment les attaquants ont procédé. Mais cet incident met en lumière un enjeu essentiel. Les contrôles de sécurité ne doivent pas se limiter à vérifier l'identité d'un utilisateur au moment où il se connecte. Un accès autorisé ne garantit pas que toutes les actions qui suivent sont légitimes. Il faut aussi pouvoir détecter les changements de comportement, surveiller les communications entre systèmes et réévaluer les droits d'accès lorsqu'un risque apparaît. L'objectif est de pouvoir agir de manière ciblée. Lorsqu'une activité suspecte est détectée, les équipes de sécurité doivent être en mesure de restreindre un accès ou d'isoler une session sans nécessairement interrompre d'autres activités légitimes. Cela ne remplace pas les dispositifs de contrôle des transactions financières, mais permet d'ajouter une protection en amont.

La priorité est de surveiller en continu les accès aux applications sensibles et les communications entre systèmes, afin de détecter les comportements inhabituels et d'intervenir rapidement. Cela suppose de pouvoir recouper différents signaux de sécurité et, lorsqu'une activité suspecte est identifiée, de restreindre ou d'interrompre certains accès. Pour les banques, la question n'est donc pas seulement de savoir à quelle vitesse une fraude peut être détectée, mais aussi avec quelle précision une menace peut être contenue. La capacité à limiter une attaque tout en maintenant les services essentiels est devenue un enjeu de sécurité autant que de continuité d'activité
. »

Jeudi 5 Novembre 2026

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