Les Français anticipent les achats pilotés par l'IA mais ne font pas encore confiance à ceux qui les opèrent. C'est le constat central du rapport "Commerce Agentique 2026 : Attentes des consommateurs et préparation des commerçants", publié par Checkout.com. L'étude, menée auprès de 2 002 consommateurs français et 12 005 consommateurs dans six pays, dessine un marché en tension : les consommateurs anticipent l'adoption du commerce agentique (1), mais posent des conditions que l'écosystème n'est pas encore en mesure de remplir.
Les Français : les plus sceptiques
Près d'un Français sur quatre (22 %) s'attend à ce qu'au moins 10 % de ses achats soient réalisés via un agent IA d'ici douze mois. C'est en ligne avec les États-Unis (22 %) et le Royaume-Uni (23 %), mais nettement sous la moyenne mondiale (33 %).
Sauf que la demande anticipée coexiste avec une méfiance structurelle. 41 % des consommateurs français déclarent ne faire confiance à aucune organisation pour gérer un agent d'achat IA, soit 14 points de plus que la moyenne mondiale (27 %). 35 % affirment qu'ils ne délégueront jamais leurs achats à une IA (contre 24 % dans le monde). La France est le marché le plus sceptique de l'étude.
Les commerçants, eux, voient la pression arriver : 72 % estiment que les consommateurs adopteront les agents IA plus vite que les acteurs du secteur ne seront prêts à répondre.
Adopter le commerce agentique : oui, mais à 3 conditions
Les consommateurs français ne rejettent pas le commerce agentique mais posent des conditions à son utilisation : Ils se déclarent en effet prêts à autoriser un agent IA à dépenser en moyenne 180 € par achat de façon autonome, sans validation supplémentaire. Mais cela suppose trois garanties : la possibilité de fixer un plafond par achat (34 %), de pouvoir révoquer les autorisations de paiement (33 %), et de disposer d'une procédure simple d'annulation ou de remboursement (26 %).
Les commerçants l'ont d'ailleurs compris : 75 % considèrent que la révocation des autorisations en temps réel sera un facteur déterminant pour l'adoption de cette technologie à grande échelle.
Ce que les Français délèguent — et ce qu'ils gardent
L'adoption suivra une logique de risque perçu. Les Français sont les plus enclins à confier à l'IA leurs achats d'épicerie (32 %) et de produits courants (36 %), des achats répétitifs, à faible enjeu. Les services financiers, à l'inverse, ne séduisent que 12 % d'entre eux. Les commerçants anticipent pourtant une pénétration prioritaire dans les décisions complexes, dont les produits financiers : un décalage de perception notable.
Les motivations premières restent pratiques pour les Français : 24 % citent le gain de temps et 16 % l'assurance de ne jamais rater une meilleure offre. D'ailleurs, 43 % autoriseraient un agent IA à changer de marque s'il identifie un meilleur rapport qualité-prix - remettant en question la notion même de fidélité.
Aujourd'hui, les agents IA ne représentent que 3 % des transactions selon les commerçants interrogés. Mais 89 % d'entre eux se préparent activement à leur montée en puissance.
« Le commerce agentique passe du concept à la réalité. Les consommateurs testent les agents IA pour leurs achats du quotidien, et les protocoles du secteur se structurent. Mais tant que les fondations, sécurité, remboursements, autorisations, plafonds de dépenses, ne seront pas clairement en place, la confiance restera le principal frein à l'adoption », commente Antoine Nougué, Chief Revenue Officer.
[1] Le commerce agentique désigne des agents IA capables de rechercher, comparer et, avec l'accord du consommateur, finaliser des achats pour son compte.
Méthodologie
Le rapport Commerce Agentique 2026 : Attentes des consommateurs et préparation des commerçants est disponible ici. L'étude a été réalisée par Censuswide auprès de 12 005 consommateurs (18 ans et plus) sur six marchés (Brésil, Chine, Émirats arabes unis, États-Unis, France, Royaume-Uni) dont 2 002 en France, et de 400 responsables paiements (entreprises B2C, UK et États-Unis). Terrain mené entre le 25 février et le 2 mars 2026.
Les Français : les plus sceptiques
Près d'un Français sur quatre (22 %) s'attend à ce qu'au moins 10 % de ses achats soient réalisés via un agent IA d'ici douze mois. C'est en ligne avec les États-Unis (22 %) et le Royaume-Uni (23 %), mais nettement sous la moyenne mondiale (33 %).
Sauf que la demande anticipée coexiste avec une méfiance structurelle. 41 % des consommateurs français déclarent ne faire confiance à aucune organisation pour gérer un agent d'achat IA, soit 14 points de plus que la moyenne mondiale (27 %). 35 % affirment qu'ils ne délégueront jamais leurs achats à une IA (contre 24 % dans le monde). La France est le marché le plus sceptique de l'étude.
Les commerçants, eux, voient la pression arriver : 72 % estiment que les consommateurs adopteront les agents IA plus vite que les acteurs du secteur ne seront prêts à répondre.
Adopter le commerce agentique : oui, mais à 3 conditions
Les consommateurs français ne rejettent pas le commerce agentique mais posent des conditions à son utilisation : Ils se déclarent en effet prêts à autoriser un agent IA à dépenser en moyenne 180 € par achat de façon autonome, sans validation supplémentaire. Mais cela suppose trois garanties : la possibilité de fixer un plafond par achat (34 %), de pouvoir révoquer les autorisations de paiement (33 %), et de disposer d'une procédure simple d'annulation ou de remboursement (26 %).
Les commerçants l'ont d'ailleurs compris : 75 % considèrent que la révocation des autorisations en temps réel sera un facteur déterminant pour l'adoption de cette technologie à grande échelle.
Ce que les Français délèguent — et ce qu'ils gardent
L'adoption suivra une logique de risque perçu. Les Français sont les plus enclins à confier à l'IA leurs achats d'épicerie (32 %) et de produits courants (36 %), des achats répétitifs, à faible enjeu. Les services financiers, à l'inverse, ne séduisent que 12 % d'entre eux. Les commerçants anticipent pourtant une pénétration prioritaire dans les décisions complexes, dont les produits financiers : un décalage de perception notable.
Les motivations premières restent pratiques pour les Français : 24 % citent le gain de temps et 16 % l'assurance de ne jamais rater une meilleure offre. D'ailleurs, 43 % autoriseraient un agent IA à changer de marque s'il identifie un meilleur rapport qualité-prix - remettant en question la notion même de fidélité.
Aujourd'hui, les agents IA ne représentent que 3 % des transactions selon les commerçants interrogés. Mais 89 % d'entre eux se préparent activement à leur montée en puissance.
« Le commerce agentique passe du concept à la réalité. Les consommateurs testent les agents IA pour leurs achats du quotidien, et les protocoles du secteur se structurent. Mais tant que les fondations, sécurité, remboursements, autorisations, plafonds de dépenses, ne seront pas clairement en place, la confiance restera le principal frein à l'adoption », commente Antoine Nougué, Chief Revenue Officer.
[1] Le commerce agentique désigne des agents IA capables de rechercher, comparer et, avec l'accord du consommateur, finaliser des achats pour son compte.
Méthodologie
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À propos de Checkout.com
Checkout.com est une infrastructure de paiement full-stack. Nous contrôlons l'intégralité de la chaîne, de l'autorisation au règlement, via notre technologie propriétaire. Nous travaillons en direct avec des acteurs tels que Visa et Mastercard, y compris sur les infrastructures de paiement de nouvelle génération comme le commerce agentique. Depuis Paris, notre siège européen, Checkout SAS traite les paiements dans les 30 pays membres de l'Espace Économique Européen (EEE). Cet établissement de monnaie électronique est agréé et régulé par l'ACPR. En 2025, notre plateforme a traité plus de 300 milliards de dollars de transactions dans plus de 145 devises. Basée à Londres et présente dans 19 bureaux dans le monde, Checkout.com compte parmi ses clients Microsoft, Vinted, eBay, Uber, Veepee, PerfectStay et Lydia.
Checkout.com est une infrastructure de paiement full-stack. Nous contrôlons l'intégralité de la chaîne, de l'autorisation au règlement, via notre technologie propriétaire. Nous travaillons en direct avec des acteurs tels que Visa et Mastercard, y compris sur les infrastructures de paiement de nouvelle génération comme le commerce agentique. Depuis Paris, notre siège européen, Checkout SAS traite les paiements dans les 30 pays membres de l'Espace Économique Européen (EEE). Cet établissement de monnaie électronique est agréé et régulé par l'ACPR. En 2025, notre plateforme a traité plus de 300 milliards de dollars de transactions dans plus de 145 devises. Basée à Londres et présente dans 19 bureaux dans le monde, Checkout.com compte parmi ses clients Microsoft, Vinted, eBay, Uber, Veepee, PerfectStay et Lydia.