IA : l'utilisation augmente mais pas la confiance

90 % des professionnels de la finance ont défini un seuil de décision ou de conformité nécessitant une validation humaine de l'IA


Medius, un des principaux fournisseurs mondiaux de solutions d'automatisation de la comptabilité fournisseurs et de gestion des dépenses, publie l'édition 2026 du Financial Census, une étude indépendante menée auprès de 2 350 professionnels de la finance en France, au Royaume-Unie, en Suède et aux États-Unis.

Les résultats montrent que l'adoption de l'intelligence artificielle progresse dans les fonctions financières, mais que la gouvernance, la responsabilité et la supervision humaine restent essentielles à son déploiement. L'étude révèle notamment que 90 % des professionnels de la finance ont défini un seuil de décision ou de conformité au-delà duquel une validation humaine reste requise, indépendamment de la précision ou des performances passées de l'IA.

50 % des dirigeants financiers interrogés prévoient de déployer une IA agentique au cours des 12 prochains mois, tandis que 38 % disposent déjà d'une IA agentique opérationnelle dans certains processus financiers.Supervision humaine : 90 % ont défini un seuil de décision ou de conformité à partir duquel une validation humaine est toujours requise pour les décisions prises par l'IA.IA agentique : 50 % prévoient de déployer une IA agentique au cours des 12 prochains mois.Fraude : 93 % s'attendent à ce que la fraude facilitée par l'IA devienne un défi majeur.Micro-fraudes : 87% des professionnels de la finance constatent que des notes de frais frauduleuses passent sous les radars et 74 % estiment que ces petites formes de fraude entraînant des pertes financières mineures sont déjà courantes dans les entreprises.Stress des équipes : 96 % déclarent que la gestion des retards de paiement a contribué au stress ou au burn-out des équipes de comptabilité fournisseurs.Évaluation des salariés : 86 % déclarent que l'utilisation de l'IA influence désormais l'évaluation des performances.Fatigue : 75 % indiquent que l'utilisation de l'IA a accru la fatigue ou le burn-out des salariés.
L'adoption de l'IA s'accélère, mais la confiance dépend de la gouvernance
L'adoption de l'IA progresse dans les organisations financières, mais la confiance dans les décisions autonomes dépend encore de la gouvernance, de la responsabilité et de l'explicabilité.

30 % des dirigeants financiers déclarent déjà utiliser largement l'IA dans plusieurs fonctions et la considère comme centrale dans leur manière de travailler. Par ailleurs, 38 % disposent déjà d'une IA agentique opérationnelle dans certains processus financiers, et 50 % prévoient d'en déployer une au cours des 12 prochains mois. Cependant, la gouvernance reste incomplète.

46 % des répondants indiquent que les seuils nécessitant une intervention humaine sont compris mais ne sont pas officiellement documentés.

La responsabilité en cas d'erreur de l'IA reste également partagée entre plusieurs fonctions. Les répondants citent notamment les responsables informatiques, les dirigeants financiers et les collaborateurs ayant suivi les recommandations de l'IA. 45 % des dirigeants financiers indiquent que leurs équipes suivent souvent les recommandations générées par l'IA sans intervention humaine.

Les trois principales conditions citées pour accorder davantage d'autonomie à l'IA sont :

35 % : Explicabilité : disposer d'une explication complète de la manière dont les décisions de l'IA sont prises.33 % : Réglementation : bénéficier d'un cadre réglementaire ou d'audit clair pour les décisions prises par l'IA.32 % : Intervention humaine : pouvoir reprendre la main en temps réel.
À plus long terme, 54 % des dirigeants financiers estiment que 10 % à 25 % de la prise de décision de leur fonction finance sera gérée de manière autonome par l'IA, sans supervision humaine régulière, au cours des trois prochaines années. Par ailleurs, 43 % estiment que 26 % à 50 % de la charge de travail sera automatisée par l'IA sans supervision humaine régulière.

Pour 90 % des professionnels de la finance, un humain doit toujours valider les décisions financières importantes même si l'IA est fiable. Parallèlement, la responsabilité en cas d'erreur de décision de l'IA reste floue. Interrogés sur qui devrait être tenu responsable en cas de perte financière ou de problème de conformité causé par une erreur d'IA, les répondants se répartissent de manière quasiment égale entre : responsables IT, responsables financiers, et les employés ayant suivi les recommandations de l'IA.

Pourtant 45 % des directeurs financiers déclarent que leurs équipes agissent souvent sur la base de recommandations générées par IA sans intervention humaine, révélant la tension entre une dépendance croissante à l'IA et une gouvernance encore incertaine.

46 % des répondants indiquent que les seuils nécessitant une intervention humaine sont compris mais ne sont pas officiellement documentés23 % des directeurs financiers estiment que des personnes au sein de leur fonction finance utilisent des outils d'IA non formellement approuvés par leur organisation.
À plus long terme, 54 % des dirigeants financiers estiment 10 % à 25 % des décisions prises par leur équipe finance seront gérées de manière autonome par l'IA, sans supervision humaine régulière, au cours des trois prochaines années.

43 % estiment que 26 % à 50 % de la charge de travail sera automatisée par l'IA sans supervision humaine régulière.

La prochaine génération de professionnels de la finance sera définie par sa maîtrise de l'IA

L'adoption de l'IA modifie également les critères d'évaluation et de recrutement des professionnels de la finance.

86 % des professionnels de la finance déclarent que leur évaluation des performances est influencée par la maîtrise de l'IA. Par ailleurs, 55% indiquent que la maîtrise des outils d'IA est devenue un facteur de différenciation important dans les décisions de recrutement de leur organisation au cours des six derniers mois.

L'IA crée toutefois de nouvelles pressions sur les équipes. 75 % des répondants déclarent que son utilisation a accru la fatigue ou le burn-out des salariés. À l'avenir, 46 % des dirigeants financiers s'attendent à ce que les professionnels de la finance de niveau intermédiaire soient les plus affectés par l'IA. Les fonctions analytiques et de reporting sont identifiées comme celles qui devraient être les plus impactées.

« Les dirigeants financiers ne se demandent plus s'ils doivent adopter l'IA. Ils cherchent désormais à déterminer quel degré d'autonomie ils peuvent lui accorder et dans quels domaines le jugement humain doit rester décisionnaire. Les organisations sont de plus en plus à l'aise à l'idée de laisser l'IA les aider, voire guider leurs décisions, bien qu'il n'y ait pas encore de responsabilité clairement établie lorsque ces décisions se révèlent erronées », déclare Ahmed Fessi, Chief Transformation & Information Officer chez Medius. « À mesure que la finance autonome se généralise, l'explicabilité, la gouvernance et la responsabilité comptent tout autant que la précision. » précise-t-il.

L'étude complète Financial Census 2026 est disponible en cliquant ici

Méthodologie
Le Financial Census 2026 de Medius repose sur une étude indépendante menée auprès de 2 350 professionnels de la finance, notamment des directeurs financiers (CFO) et des décideurs financiers, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Suède et en France. Le nombre de répondants par pays est : 1000 aux Etats-Unis, 1000 au Royaume-Uni, 250 en Suède et 100 en France.

Réalisée par Censuswide, cette étude analyse les attitudes et les expériences autour de quatre grandes thématiques : la prévention de la fraude, la performance de la comptabilité fournisseurs, l'adoption de l'IA et l'avenir des métiers de la finance. Les résultats de l'enquête sont complétés par les données internes de Medius et par l'analyse d'experts afin d'apporter un éclairage supplémentaire sur les enjeux opérationnels et financiers auxquels sont confrontées les équipes financières.

À propos de Medius
Medius relie la saisie des factures, leur traitement et leur paiement afin de remplacer les incertitudes liées à la comptabilité fournisseurs par davantage de sérénité et de confiance. Medius va bien au-delà de l'automatisation de base et utilise l'intelligence artificielle pour effectuer l'essentiel du travail : la confirmation, la codification et le paiement des factures. Ainsi les équipes de comptabilité fournisseurs gagnent en tranquillité et les entreprises en fiabilité budgétaire. Medius a pour ambition de transformer la gestion des dépenses grâce à la puissance de l'automatisation et de l'IA. Medius compte plus de 4 000 clients dans 116 pays et gère un volume annuel de 300 milliards de dollars de dépenses via sa plateforme.

Jeudi 3 Septembre 2026
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