Le premier semestre 2026 affiche une nette progression des montants levés par les fintechs françaises


L’Observatoire de la Fintech publie la mise à jour semestrielle de son étude sur les tendances de la Fintech en France et dans le monde, en partenariat avec KPMG et Mastercard, ainsi qu’avec plus de 20 contributrices et contributeurs experts de la Fintech, de la banque, de l’assurance, de l’investissement et de la transformation des services financiers.

Selon les résultats présentés dans la publication « Le Semestre de la Fintech 2026 », plusieurs tendances majeures se dégagent à mi-année 2026 :

Un écosystème de 560 fintechs actives en France ayant déjà procédé à une levée de fonds et toujours actives.

Une forte progression des montants levés, mais dans un marché plus concentré :

+51 % de fonds levés au 1er semestre 2026 par rapport au 1er semestre 2025. 1,25 milliard d’euros levés, contre 827 M€ au 1er semestre 2025. 13,3 milliards d’euros levés au total dans la Fintech en France depuis 2010.Le podium des plus grandes opérations du semestre : Alan avec 580 M€, Pennylane avec 175 M€ et Morpho avec 175 M€. Ces trois opérations représentent environ 74 % des montants levés au 1er semestre 2026.
Un recul marqué du nombre d’opérations de financement, avec seulement 28 levées de fonds recensées au 1er semestre 2026, contre 48 au 1er semestre 2025. Cette baisse confirme une plus grande sélectivité des investisseurs, avec un ticket moyen en forte hausse, proche de 45 M€, contre environ 17 M€ un an plus tôt.

Un M&A en recul en volume, mais toujours structurant, avec 16 transactions recensées au 1er semestre 2026, contre 23 au 1er semestre 2025 et 32 au 1er semestre 2024. Les opérations recensées traduisent moins un retrait du M&A qu’une évolution de ses moteurs, avec des acquisitions plus ciblées autour de briques métiers, technologiques ou réglementaires.

Parmi les 9 métiers de la Fintech : l’AssurTech est le métier qui a levé le plus de fonds ce semestre, avec 626 M€, soit près de 50 % des montants captés. Le Middle & Back-office arrive en deuxième position avec 263 M€, porté notamment par Pennylane, Cryptio et Pivot. La Blockchain et les cryptoactifs reviennent au premier plan avec 196 M€ levés, principalement grâce à Morpho. La RegTech confirme également son attractivité avec 90 M€ levés, portée par LegalPlace et Prelude.

Un bassin d’emploi de plus de 40 500 salariés, en hausse de +6 % sur le semestre, soit +2 377 emplois nets créés par rapport à fin 2025. La croissance reste positive, mais devient plus différenciée selon les métiers, avec une dynamique plus forte dans le Middle & Back-office, l’AssurTech, l’Investissement et la RegTech.

Cessations : les situations de défaillance ou de cessation d’activité accélèrent, avec 20 nouveaux cas recensés au 1er semestre 2026, contre 7 au 1er semestre 2025. Les sociétés concernées avaient levé environ 40,5 M€. Depuis 2016, les fintechs entrées en difficulté avaient levé environ 548,8 M€, soit environ 4 % des fonds levés cumulés.

Valorisation des fintechs cotées : le #Fintech40 recule de 39 % au 1er semestre 2026, tout en affichant encore une progression cumulée de +31 % sur 7,5 ans, signe d’un environnement boursier plus contrasté pour les fintechs internationales cotées.

Une croissance plus sélective, portée par quelques opérations majeures
Après une année 2025 marquée par un ralentissement des financements, le premier semestre 2026 affiche une nette progression des montants levés par les fintechs françaises. Avec 1,25 milliard d’euros levés, contre 827 millions d’euros au premier semestre 2025, le marché enregistre une hausse de 51 %.

Cette progression doit toutefois être interprétée avec prudence. Elle s’accompagne d’un recul marqué du nombre d’opérations, passé de 48 levées au premier semestre 2025 à seulement 28 au premier semestre 2026. Le ticket moyen progresse ainsi fortement, pour atteindre près de 45 millions d’euros, contre environ 17 millions d’euros un an plus tôt.

Quatre opérations expliquent l’essentiel de la dynamique du semestre : les deux levées d’Alan, de 100 millions d’euros puis 480 millions d’euros, pour un cumul de 580 millions d’euros, Pennylane avec 175 millions d’euros, et Morpho avec également 175 millions d’euros. À elles seules, ces trois levées représentent environ 74 % des montants collectés au premier semestre. En dehors de ces opérations, le reste du marché demeure plus contraint, confirmant la sélectivité accrue des investisseurs.

Sur le plan sectoriel, quatre métiers structurent le semestre : l’AssurTech, très largement en tête avec 626 millions d’euros levés, portée par Alan ; le Middle & Back-office, avec 263 millions d’euros, autour des outils de gestion, de comptabilité et d’automatisation financière ; la Blockchain et les cryptoactifs, avec 196 millions d’euros, principalement grâce à Morpho ; et la RegTech, avec 90 millions d’euros, qui confirme la montée en puissance des enjeux de conformité et d’automatisation réglementaire.

Quelques signaux de maturité se confirment également. Le M&A ralentit en volume, avec 16 opérations recensées au premier semestre 2026, contre 23 au S1 2025 et 32 au S1 2024, mais il demeure un levier structurant pour l’écosystème. Les transactions sont désormais plus ciblées, autour de briques métiers, technologiques, réglementaires ou sectorielles, comme l’illustrent notamment les opérations LegalPlace / Legalstart, RELX / Doctrine, TeamSystem / ACD Group ou encore Zaion / Dydu.

Côté emploi, la dynamique reste positive, mais plus différenciée. À fin juin 2026, les fintechs françaises emploient plus de 40 500 salariés, en hausse de 6 % sur le semestre. La croissance demeure soutenue dans le Middle & Back-office, l’AssurTech, l’Investissement et la RegTech, tandis que les Paiements, les Banques digitales et la Blockchain connaissent des trajectoires plus contrastées.

Les cessations d’activité accélèrent également, avec 20 nouveaux cas recensés au premier semestre 2026, contre 7 un an plus tôt. Ce mouvement ne traduit pas une crise généralisée, mais plutôt une phase d’assainissement d’un marché plus mature, dans lequel les modèles doivent désormais démontrer leur robustesse, leur différenciation et leur capacité à créer de la valeur durable.

Dans ce contexte, la fintech française aborde la deuxième partie de l’année avec des signaux solides, mais aussi des exigences renforcées. Les capitaux restent disponibles, l’emploi continue de progresser et plusieurs métiers demeurent attractifs. Mais la croissance se concentre désormais sur les acteurs les plus solides, les plus utiles et les mieux exécutés, dans un marché plus sélectif, plus concentré et plus exigeant.



« Le premier semestre 2026 confirme la résilience de la Fintech française, avec 1,25 milliard d’euros levés, en hausse de 51 % par rapport au S1 2025, et plus de 40 500 emplois. Cette dynamique s’inscrit toutefois dans un marché plus sélectif : le nombre d’opérations recule de 48 à 28 levées, tandis que 4 opérations — les deux levées d’Alan, ainsi que celles de Pennylane et Morpho — concentrent près de 74 % des montants collectés. Ces chiffres illustrent une concentration accrue des financements vers les acteurs les plus matures et les plus structurants de l’écosystème », relève Mikaël Ptachek, Président de l’Observatoire de la Fintech.

« Le premier semestre 2026 confirme un ralentissement du M&A fintech en volume, avec 16 opérations recensées, contre 23 au S1 2025 et 32 au S1 2024. Cette baisse ne traduit pas un retrait du marché, mais une évolution des logiques d’acquisition : les transactions deviennent plus ciblées, autour de briques technologiques, métiers, réglementaires ou sectorielles. Le M&A reste ainsi un levier structurant de consolidation et de spécialisation pour la fintech française », indique Emmanuel Papadacci-Stephanopoli, Vice-Président de l’Observatoire de la Fintech.

« Le premier semestre 2026 confirme le rôle croissant de la réglementation dans la structuration de l’écosystème fintech. Entre la mise en œuvre de DORA, la montée en puissance de MiCA, les exigences liées à l’instant payment et le renforcement des obligations de conformité, les fintechs évoluent dans un cadre de plus en plus exigeant. Dans ce contexte, la capacité à intégrer la conformité dès la conception des produits devient un véritable facteur de différenciation et de confiance », précise François Faure, Secrétaire Général de l’Observatoire de la Fintech.

« Le premier semestre 2026 met en évidence un contraste marqué entre les États-Unis et l'Europe. Aux États-Unis, l'activité fintech reste portée par un marché du M&A particulièrement dynamique, soutenu par la profondeur des capitaux disponibles et par la capacité des acteurs les plus matures à réaliser des opérations de consolidation de grande ampleur. En Europe, l'activité demeure présente mais plus sélective, avec moins de grandes transactions. Dans ce contexte, le M&A apparaît plus que jamais comme un levier stratégique pour accélérer la croissance, renforcer les positions de marché et faire émerger des champions capables de rivaliser à l'échelle internationale », indique François Assada, Associé KPMG en France, Responsable du Marché Fintech.

« L’enjeu n’est plus seulement de financer l’innovation, mais de l’ancrer dans les usages. Les fintechs qui créent le plus de valeur sont celles qui simplifient concrètement les parcours, sécurisent les transactions et s’intègrent efficacement dans les chaînes de paiement et de services financiers. Les dynamiques observées ce semestre montrent l’importance croissante des infrastructures, de l’expérience client et de la confiance dans le passage à l’échelle des acteurs fintech. Mastercard continuera d’accompagner cet écosystème en mettant son réseau, ses technologies et son expertise au service d’innovations utiles, sûres et largement adoptées. », commente Johanna Lorent, Vice-Président, Head of Digital Partners, Mastercard.

L’étude complète est disponible en téléchargement en cliquant ici

A propos de l’Observatoire de la Fintech
L’Observatoire de la Fintech est une association indépendante dédiée à la diffusion des connaissances sur le secteur de la fintech en France. Animé par un bureau de dix professionnels issus de la fintech, de la banque, de l’assurance et du conseil, il collabore également avec plusieurs observatoires internationaux. L’Observatoire publie deux études de référence : L’Année de la Fintech et Le Semestre de la Fintech, qui offrent une veille stratégique à l’ensemble de l’écosystème (startups, fonds d’investissement, banques, assureurs, incubateurs…). Il contribue aussi activement à la formation et au débat public à travers des interventions en entreprise, des conférences, ainsi qu’un enseignement dispensé chaque année à l’École Polytechnique, HEC Paris et l’Université Paris-Dauphine.

A propos de KPMG en France
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À propos de Mastercard
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Mardi 7 Juillet 2026

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