Les systèmes de paiement transfrontaliers obsolètes coûtent plus de 10 Mds$ aux entreprises françaises

Étude Cebr pour Airwallex


Cette nouvelle étude révèle l’ampleur de la « Taxe sur la Croissance Mondiale » qui freine les entreprises implantées en France
Ces coûts cachés pour les entreprises sont liés aux échecs de paiement, aux écarts de change, aux frais de banques correspondantes et à l'allongement des délais de règlement


Une nouvelle étude menée pour Airwallex, plateforme financière mondiale de premier plan destinée aux entreprises modernes, a révélé que les systèmes de paiement traditionnels immobilisent des milliards de dollars de fonds de roulement et freinent la croissance économique mondiale.

L'analyse réalisée par le Centre for Economics and Business Research (Cebr) met en lumière l'ampleur réelle du « Global Growth Tariff » (taxe sur la croissance mondiale) - un terme inventé par Airwallex pour décrire les coûts cachés liés au fonds de roulement, imposés aux entreprises par les manques d’efficacité des systèmes traditionnels de paiement transfrontalier entre entreprises.

Cette « Taxe sur la Croissance Mondiale » représente 330 milliards de dollars de fonds de roulement perdus dans le système financier mondial en raison des dysfonctionnements des paiements internationaux B2B. Selon cette étude, rien qu'en France, ces dysfonctionnements entraînent une perte d'environ 10,1 milliards de dollars de fonds de roulement. Ce chiffre englobe les défauts de paiement, les écarts de change, les frais de banques correspondantes et la lenteur des cycles de règlement.

Plus généralement, la région EMEA est soumise à une charge considérable, avec une perte estimée à environ 144 milliards de dollars. Cela signifie qu'une entreprise de taille moyenne effectuant régulièrement des paiements à des fournisseurs internationaux doit faire face chaque année à des coûts cachés et des retards de règlement s'élevant à plusieurs dizaines de milliers de dollars, ce qui réduit sa trésorerie et son potentiel de croissance

« Les systèmes de paiement traditionnels ponctionnent des milliards de dollars aux entreprises qui peuvent le moins se le permettre. Les échecs de paiement, les frais de change élevés et la lenteur des cycles de règlement ne se contentent pas de peser sur les résultats financiers : ils immobilisent les capitaux dont les entreprises ont besoin pour agir rapidement dans un monde imprévisible. Chaque dollar bloqué dans le système est un dollar qui n'est pas investi dans la croissance. Une infrastructure moderne résout ce problème : elle est plus rapide, transparente et conçue pour s'adapter au fonctionnement réel du commerce international d'aujourd'hui. », a déclaré Firdevs Abacioglu, Head of Data Science and AI pour Airwallex.

L'étude du Cebr a analysé les taux d'échec des paiements B2B, les coûts de change sur les principaux corridors de devises, ainsi que les délais de règlement des paiements destinés aux fournisseurs et prestataires internationaux. En croisant des données publiques sur les volumes de paiements transfrontaliers B2B avec des recherches reconnues sur les dysfonctionnements des systèmes de paiement, l'étude a quantifié l'ampleur des capitaux immobilisés dans le système financier mondial.

L'étude détaille plus précisément les 10,1 milliards de dollars de cet « impôt invisible » pesant sur le commerce inter entreprises en France comme suit :

Les échecs de paiement et les coûts de correction représentent un coût annuel de 830 millions de dollars. Lorsque les paiements inter-entreprises ne peuvent être traités automatiquement, ils peuvent nécessiter une intervention manuelle. Ces échecs de traitement direct (STP) entraînent des frais de correction qui se répercutent tout au long de la chaîne d'approvisionnement.
Les écarts de change et les frais de banque correspondante amputent chaque année le capital des entreprises d'environ 8,8 milliards de dollars.
La lenteur des cycles de règlement immobilise à tout moment environ 430 millions de dollars de fonds de roulement à l'échelle mondiale. Cela réduit le montant des liquidités productives dont disposent les entreprises pour financer leur croissance, leurs investissements et leurs activités.
« Notre analyse met en évidence un ensemble important et persistant de dysfonctionnements au sein des systèmes de paiement transfrontaliers B2B traditionnels, qui, pris dans leur ensemble, freinent considérablement l’activité des entreprises », a déclaré Liam Daly, du Cebr. « Pour les entreprises françaises, ces frictions se traduisent directement par une hausse des coûts, une baisse de la liquidité et une allocation moins efficace des capitaux. Les corriger permettrait de rendre les transactions transfrontalières plus efficaces et de libérer des capitaux à des fins productives. »

Ces conclusions arrivent à un moment où les entreprises subissent une pression croissante pour optimiser leur fonds de roulement, dans un contexte d'incertitude économique persistante et de complexité accrue du commerce mondial.

Airwallex publiera la deuxième phase de ces recherches en juin, examinant la façon dont la « Taxe sur la Croissance Mondiale » varie selon les secteurs d'activité et la taille des entreprises, avec une analyse détaillée de secteurs tels que le SaaS, le tourisme et le e-commerce.

Méthodologie : Le calcul de la « Taxe sur la Croissance Mondiale » porte sur les paiements transfrontaliers entre entreprises et combine trois principaux facteurs de coût en capital : les frictions systémiques (échecs de paiement et coûts de réparation), les coûts liés au change et aux commissions (écarts de change et frais de correspondance bancaire), et les retards de liquidité (capital immobilisé pendant le règlement).

Le Cebr a estimé ces coûts à partir de données secondaires sur les volumes de paiements transfrontaliers B2B, les taux d'échec des paiements, les écarts de change moyens sur les principaux corridors monétaires et les délais de règlement. Ces trois facteurs ont été agrégés pour obtenir le chiffre total de la « Taxe sur la Croissance Mondiale ». Les chiffres représentent le stock de capital affecté ou le coût annuel pour les entreprises. Méthodologie complète disponible sur demande.

À propos d’Airwallex
Airwallex est une plateforme financière mondiale de premier plan destinée aux entreprises modernes. Nous façonnons l'avenir des services bancaires internationaux pour une économie sans frontières, en temps réel et intelligente. Plus de 200 000 entreprises à travers le monde – des start-ups aux entreprises cotées en bourse – utilisent Airwallex pour gérer leurs opérations bancaires et financières à l'international, ou pour créer et monétiser leurs propres produits financiers en s'appuyant sur l'infrastructure d’Airwallex. Fondée à Melbourne en 2015, Airwallex détient 80 licences en Amérique du Nord, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique, formant ainsi l’une des infrastructures financières les plus complètes au monde. Cette infrastructure réglementée est à la base des produits Airwallex à l’échelle mondiale, notamment : l’acceptation des paiements, la facturation, les comptes internationaux, les cartes d’entreprise et la gestion des dépenses. La société a son siège social à San Francisco et à Singapour et compte plus de 2 000 employés répartis dans 26 bureaux. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.airwallex.com.

À propos du Cebr / Centre for Economics and Business Research
Cebr est un cabinet de conseil économique indépendant fort de plus de 30 ans d'expérience. Nous mettons l'économie au service des entreprises pour les aider à prendre des décisions stratégiques, à influencer les politiques publiques et à mener des débats qui trouvent un écho auprès des principales parties prenantes. Cebr possède une vaste expérience dans l'analyse des tendances économiques et fait ses preuves dans le domaine de la recherche sur les paiements.

Mercredi 3 Juin 2026
Tags : Airwallex

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