Sondage Yomoni : 75 % des Français craignent une crise sociale majeure comparable aux Gilets jaunes

si les prix du carburant continuent à augmenter


Yomoni, l’un des leaders de la gestion de patrimoine en ligne, a interrogé les Français sur l'impact de la hausse des prix du carburant sur leur budget, leurs investissements et leur moral financier. Les résultats sont sans appel : la hausse des prix à la pompe ne se limite pas à alourdir la facture de carburant ; elle nourrit une anxiété sociale profonde.

Quatre chiffres résument l'état d'esprit des Français :

40 % déclarent épargner moins depuis la hausse des prix du carburant, dont 8 % ont dû complètement arrêter d'épargner.25 % des Français ne tiendraient pas plus de 2 mois face à une forte hausse de l'essence sans puiser dans leur épargne.27 % avouent qu'avec la hausse du coût de la vie, il leur devient difficile de penser à long terme.75 % estiment que si la pression sur le pouvoir d'achat se poursuit, la France pourrait connaître une nouvelle crise sociale comparable aux Gilets jaunes.
« La pompe à essence est devenue le baromètre du pouvoir d'achat des Français. Quand les prix montent, l'épargne fond, les projets s'effacent et la colère sociale s’installe. Ces chiffres ne sont pas seulement économiques : ils disent quelque chose de l'état de confiance, ou plutôt de défiance, d'une partie des Français vis-à-vis de leur capacité à s'en sortir. Notre rôle est d'aider chacun à construire un patrimoine suffisamment solide pour absorber ces chocs sans renoncer à l'avenir. », relève Tom Demaison, Directeur de la communication de Yomoni.



La hausse à la pompe impacte l'épargne des Français
Près de 4 Français sur 10 ont vu leur capacité d’épargne affectée : 32 % épargnent moins qu’avant et 8 % ont dû arrêter complètement. Seul 1 Français sur 5 dit n'avoir subi aucun impact. Un chiffre qui dit tout de la fragilité des équilibres budgétaires des ménages.

Moins et différemment : le double mouvement de l'épargne sous pression
31 % des Français épargnent moins qu'avant, et 21 % ont modifié la composition de leurs placements. Seuls 11 % ont profité du contexte pour épargner davantage ; signal que la crise pousse une minorité à l'action.
Un quart des Français dit n'avoir rien changé, révélant une fracture entre ceux qui ont encore de la marge et les autres.

Premier sacrifice : les loisirs, pas l'épargne
Face à la hausse de l'essence, les Français protègent leur épargne : seuls 14 % acceptent de rogner dessus en priorité (8 % l'épargne de précaution, 6 % les placements long terme).

Le premier poste sacrifié est celui des loisirs (18 %), devant le shopping (17 %) et les déplacements en voiture (16 %). Mais cette hiérarchie des sacrifices a ses limites : si la pression dure, l'épargne finira par céder.

Le seuil de résistance : Dès 50 € de plus par mois, une partie des Français réduit son épargne
Pour 36 % des Français ayant une épargne, un surcoût carburant de 100 € ou moins par mois suffit à impacter leur capacité à épargner. 26 % disent préférer réduire d'autres dépenses avant de toucher à leur épargne, signe d'une résistance comportementale réelle, mais peut-être temporaire face à une hausse durable.

Absorber autrement, mais jusqu'à quand ?
Face à une hausse durable, 23 % des Français réduisent leurs dépenses quotidiennes en premier, et 18 % changent leurs habitudes de déplacement. Seuls 18 % touchent directement à leur épargne (12 % réduisent leurs versements, 6 % suspendent leurs placements). Une posture d'adaptation qui témoigne d'un réflexe de protection de l’avenir, mais fragile si la hausse s'installe

Un quart des Français : moins de 2 mois de résistance
25 % des Français ne pourraient tenir que 2 mois maximum face à une forte hausse de l'essence sans toucher à leur épargne. 11 % avouent avoir déjà commencé à le faire. À l'autre extrême, seulement 7 % se disent capables de résister plus d'un an. Un signal fort sur la faiblesse des matelas de sécurité financière d'une large partie de la population.

Crise géopolitique : le portefeuille avant tout
Quand une crise internationale éclate, la première crainte des Français est d'abord budgétaire : 31 % redoutent une hausse générale du coût de la vie, et 28 % une nouvelle flambée des prix de l'énergie et de l'essence. La peur pour son épargne ou ses placements n'arrive qu'en 4e position (9 %). Un ordre de priorité révélateur : c'est d'abord le réservoir et le caddie qui inquiètent, avant le portefeuille d'investissement.

L'essence comme révélateur : fragilité du pouvoir d'achat en tête
Pour 25 % des Français, une hausse de l'essence révèle avant tout la fragilité du pouvoir d'achat. 18 % y voient le signe de la dépendance des Français à la voiture, et 16 % le manque de marge financière des ménages. Seulement 13 % y voient un signal en faveur d'une épargne de sécurité renforcée, une minorité qui incarne peut-être la bonne réponse face à la bonne question.

"Difficile de penser à long terme" : le moral financier en berne
27 % des Français avouent que la hausse du coût de la vie les empêche de se projeter à long terme. 14 % préfèrent réduire d'autres dépenses pour continuer à épargner, signe de résistance. Mais 11 % reconnaissent que remplir leur réservoir passe désormais avant épargner. Un aveu brutal de l'état de tension budgétaire d'une fraction significative des ménages.

75 % des Français craignent une crise sociale comparable aux Gilets jaunes
C'est le chiffre le plus fort de cette étude. 75 % des Français estiment que si la hausse des prix de l'essence et la pression sur le pouvoir d'achat se poursuivent, la France pourrait connaître une nouvelle crise sociale majeure comparable au mouvement des Gilets jaunes. Parmi eux, 32 % en sont « tout à fait » convaincus. Seuls 22 % ne partagent pas cette hypothèse. Un signal d'alarme social que les données économiques du sondage viennent amplement documenter.

En résumé
Ce sondage dresse le portrait d'une France sous pression, où le prix de l'essence est devenu un déclencheur d'arbitrages financiers profonds. L'épargne résiste encore, mais pas pour tous et pas pour longtemps. 75 % des Français entrevoient le risque d'une explosion sociale si rien ne change. Un chiffre qui ne laisse pas de place à l'indifférence.

Méthodologie
Enquête réalisée en ligne (CAWI) du 22 au 28 avril 2026 auprès d'un échantillon de 3 402 répondants. Les participants ont été recrutés et sollicités via le panel BuzzPress en France (27 700 personnes), par invitations électroniques (email) et via des canaux d'invitation sur Facebook et LinkedIn. L'échantillon a été constitué selon la méthode des quotas afin de refléter la structure de la population visée. Les résultats ont ensuite fait l'objet d'un redressement (pondération / calage sur marges) sur des variables socio-démographiques de référence (sexe, âge, catégorie socio-professionnelle, région), à partir des sources administratives et des données de l'INSEE. Des contrôles qualité ont été appliqués (unicité des répondants, exclusion des questionnaires incomplets ou incohérents). Données traitées conformément au RGPD.



À propos de Yomoni
Yomoni est le leader français de la gestion d’épargne en ligne. Depuis 2015, nous démocratisons l’investissement avec une approche claire, pilotée, sans frais d’entrée, et centrée sur les objectifs à long terme des épargnants. Nous avons actuellement 80 000 clients et un encours de plus de 2 milliards d’euros.

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Mardi 5 Mai 2026
Tags : Yomoni

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