On imagine volontiers que les entreprises du secteur financier disposent d'une longueur d'avance lorsqu'il s'agit de gérer les paiements. Parce qu'elles évoluent au cœur des flux financiers, elles seraient naturellement moins confrontées aux difficultés rencontrées par les autres organisations. Une récente étude (1) montre pourtant une réalité plus nuancée.
Comme 92% des entreprises françaises, les organisations du secteur financier continuent de s'appuyer massivement sur leur banque pour collecter les paiements. 90 % utilisent encore leur établissement bancaire pour encaisser leurs clients. Pourtant, près de trois sur quatre (73 %) déclarent rencontrer des difficultés lorsqu'elles le font.
Ce paradoxe met en lumière une réalité structurelle : dans de nombreuses entreprises, les solutions de paiement restent largement héritées d'usages historiques, les banques ayant longtemps constitué le point d'ancrage naturel des flux financiers. Pourtant, les attentes des directions financières ont profondément évolué. Elles recherchent aujourd'hui davantage de visibilité, d'automatisation et de capacité de pilotage, bien au-delà de la simple exécution d'une transaction.
Si le secteur financier est particulièrement intéressant à observer, ce n'est pas parce qu'il serait épargné par ces difficultés. C'est au contraire parce que les exigences qui pèsent sur les directions financières rendent plus visibles des limites qui concernent aujourd'hui l'ensemble des entreprises.
Parmi les principales difficultés rencontrées : le manque de visibilité sur les paiements. Un tiers (33 %) des entreprises du secteur financier déclarent ne pas disposer d'une visibilité suffisante sur l'état de leurs paiements, soit près de deux fois plus que la moyenne des entreprises françaises.
Cela signifie qu'il est plus difficile de savoir si un paiement est en attente, a échoué, a été rejeté ou a bien été encaissé. Les directions financières disposent alors d'une visibilité incomplète sur leurs encaissements, ce qui complique le suivi des flux, ralentit l'identification des anomalies et limite leur capacité à anticiper les conséquences sur leur trésorerie.
Le véritable enjeu ne réside donc plus seulement dans l'exécution du paiement. Les paiements ne sont plus seulement appréhendés comme un sujet technique, mais comme un élément à part entière du pilotage opérationnel d'une organisation. Les entreprises n'attendent plus uniquement qu'une transaction soit exécutée ; elles attendent également de disposer des données nécessaires pour suivre leurs encaissements, piloter leur trésorerie et prendre des décisions plus rapidement.
Si ces difficultés ne remettent pas en cause la fiabilité des établissements bancaires, elles traduisent avant tout des frictions opérationnelles qui, accumulées, finissent par peser sur la performance des entreprises.
Une visibilité limitée oblige souvent les équipes à multiplier les vérifications, à rapprocher manuellement certaines informations ou à intervenir davantage pour comprendre l'origine d'un incident de paiement. Sans visibilité sur le statut des paiements, il devient également plus difficile d'identifier rapidement un incident, de relancer un client au bon moment ou de corriger une anomalie avant qu'elle n'affecte la trésorerie.
Ce n'est sans doute pas un hasard si 44 % des entreprises du secteur financier estiment qu'une modernisation des paiements permettrait de réduire les retards de paiement. Une meilleure visibilité permet d'agir plus rapidement, de limiter les délais de traitement et de prévenir les effets en chaîne qu'un paiement en attente ou échoué peut provoquer sur la trésorerie.
Ce constat est d'autant plus frappant que ces difficultés coexistent avec un niveau de satisfaction relativement élevé. Les inefficacités, les tâches manuelles, le manque de visibilité sur les encaissements ou encore la lenteur de certains processus sont souvent perçus comme des contraintes inhérentes à l'activité plutôt que comme de véritables axes d'amélioration. Cette forme de résignation opérationnelle explique pourquoi les entreprises continuent de composer avec des systèmes dont elles connaissent pourtant les limites.
Les bénéfices attendus d'une modernisation des paiements illustrent parfaitement cette évolution des besoins. Au-delà de la réduction des retards de paiement, les entreprises du secteur financier y voient également un moyen de limiter les paiements échoués, de renforcer la prévention contre la fraude et d'automatiser davantage les opérations.
Ces attentes dépassent largement le seul secteur financier. Elles traduisent une évolution profonde des priorités des directions financières. Dans un contexte où la maîtrise de la trésorerie, l'efficacité opérationnelle et l'expérience client sont devenues stratégiques, disposer d'une vision complète et en temps réel des paiements n'est plus un simple avantage concurrentiel : c'est une condition indispensable pour mieux piloter son activité.
« Le paradoxe mis en lumière par cette étude est finalement riche d'enseignements. Le fait que les entreprises du secteur financier soient confrontées aux mêmes difficultés que les autres organisations, et parfois davantage, montre que les attentes ont profondément évolué. Les paiements ne peuvent plus être considérés comme une simple fonction support. Ils sont désormais un levier de pilotage, de performance et de résilience pour les entreprises. Dans ce contexte, il ne s'agit pas de remettre en cause le rôle des banques, qui restent des partenaires essentiels, mais de réfléchir à un écosystème plus ouvert, dans lequel elles peuvent être complétées par des prestataires spécialisés offrant les meilleures solutions pour chaque besoin. La valeur d'une solution de paiement ne se mesure donc plus uniquement à sa capacité à exécuter une transaction, mais aussi à la qualité des données qu'elle met à disposition des directions financières pour anticiper les risques, accélérer les décisions et améliorer la performance », relève Thibaut Arnould, Sales Manager Mid-Market & Enterprise, GoCardless.
(1) Etude GoCardless / OpinionWay sur la complexité bancaire, décembre 2025
Une dépendance bancaire qui montre ses limites
Comme 92% des entreprises françaises, les organisations du secteur financier continuent de s'appuyer massivement sur leur banque pour collecter les paiements. 90 % utilisent encore leur établissement bancaire pour encaisser leurs clients. Pourtant, près de trois sur quatre (73 %) déclarent rencontrer des difficultés lorsqu'elles le font.
Ce paradoxe met en lumière une réalité structurelle : dans de nombreuses entreprises, les solutions de paiement restent largement héritées d'usages historiques, les banques ayant longtemps constitué le point d'ancrage naturel des flux financiers. Pourtant, les attentes des directions financières ont profondément évolué. Elles recherchent aujourd'hui davantage de visibilité, d'automatisation et de capacité de pilotage, bien au-delà de la simple exécution d'une transaction.
Si le secteur financier est particulièrement intéressant à observer, ce n'est pas parce qu'il serait épargné par ces difficultés. C'est au contraire parce que les exigences qui pèsent sur les directions financières rendent plus visibles des limites qui concernent aujourd'hui l'ensemble des entreprises.
Le manque de visibilité, premier point de friction
Parmi les principales difficultés rencontrées : le manque de visibilité sur les paiements. Un tiers (33 %) des entreprises du secteur financier déclarent ne pas disposer d'une visibilité suffisante sur l'état de leurs paiements, soit près de deux fois plus que la moyenne des entreprises françaises.
Cela signifie qu'il est plus difficile de savoir si un paiement est en attente, a échoué, a été rejeté ou a bien été encaissé. Les directions financières disposent alors d'une visibilité incomplète sur leurs encaissements, ce qui complique le suivi des flux, ralentit l'identification des anomalies et limite leur capacité à anticiper les conséquences sur leur trésorerie.
Le véritable enjeu ne réside donc plus seulement dans l'exécution du paiement. Les paiements ne sont plus seulement appréhendés comme un sujet technique, mais comme un élément à part entière du pilotage opérationnel d'une organisation. Les entreprises n'attendent plus uniquement qu'une transaction soit exécutée ; elles attendent également de disposer des données nécessaires pour suivre leurs encaissements, piloter leur trésorerie et prendre des décisions plus rapidement.
Des frictions opérationnelles qui finissent par peser sur la performance
Si ces difficultés ne remettent pas en cause la fiabilité des établissements bancaires, elles traduisent avant tout des frictions opérationnelles qui, accumulées, finissent par peser sur la performance des entreprises.
Une visibilité limitée oblige souvent les équipes à multiplier les vérifications, à rapprocher manuellement certaines informations ou à intervenir davantage pour comprendre l'origine d'un incident de paiement. Sans visibilité sur le statut des paiements, il devient également plus difficile d'identifier rapidement un incident, de relancer un client au bon moment ou de corriger une anomalie avant qu'elle n'affecte la trésorerie.
Ce n'est sans doute pas un hasard si 44 % des entreprises du secteur financier estiment qu'une modernisation des paiements permettrait de réduire les retards de paiement. Une meilleure visibilité permet d'agir plus rapidement, de limiter les délais de traitement et de prévenir les effets en chaîne qu'un paiement en attente ou échoué peut provoquer sur la trésorerie.
Ce constat est d'autant plus frappant que ces difficultés coexistent avec un niveau de satisfaction relativement élevé. Les inefficacités, les tâches manuelles, le manque de visibilité sur les encaissements ou encore la lenteur de certains processus sont souvent perçus comme des contraintes inhérentes à l'activité plutôt que comme de véritables axes d'amélioration. Cette forme de résignation opérationnelle explique pourquoi les entreprises continuent de composer avec des systèmes dont elles connaissent pourtant les limites.
Moderniser les paiements pour mieux piloter l'activité
Les bénéfices attendus d'une modernisation des paiements illustrent parfaitement cette évolution des besoins. Au-delà de la réduction des retards de paiement, les entreprises du secteur financier y voient également un moyen de limiter les paiements échoués, de renforcer la prévention contre la fraude et d'automatiser davantage les opérations.
Ces attentes dépassent largement le seul secteur financier. Elles traduisent une évolution profonde des priorités des directions financières. Dans un contexte où la maîtrise de la trésorerie, l'efficacité opérationnelle et l'expérience client sont devenues stratégiques, disposer d'une vision complète et en temps réel des paiements n'est plus un simple avantage concurrentiel : c'est une condition indispensable pour mieux piloter son activité.
« Le paradoxe mis en lumière par cette étude est finalement riche d'enseignements. Le fait que les entreprises du secteur financier soient confrontées aux mêmes difficultés que les autres organisations, et parfois davantage, montre que les attentes ont profondément évolué. Les paiements ne peuvent plus être considérés comme une simple fonction support. Ils sont désormais un levier de pilotage, de performance et de résilience pour les entreprises. Dans ce contexte, il ne s'agit pas de remettre en cause le rôle des banques, qui restent des partenaires essentiels, mais de réfléchir à un écosystème plus ouvert, dans lequel elles peuvent être complétées par des prestataires spécialisés offrant les meilleures solutions pour chaque besoin. La valeur d'une solution de paiement ne se mesure donc plus uniquement à sa capacité à exécuter une transaction, mais aussi à la qualité des données qu'elle met à disposition des directions financières pour anticiper les risques, accélérer les décisions et améliorer la performance », relève Thibaut Arnould, Sales Manager Mid-Market & Enterprise, GoCardless.
(1) Etude GoCardless / OpinionWay sur la complexité bancaire, décembre 2025
À propos de GoCardless
GoCardless est une société mondiale de paiement bancaire. Plus de 100 000 entreprises, des start-ups aux grands comptes, utilisent GoCardless pour collecter et envoyer des paiements par le biais du prélèvement automatique, des paiements en temps réel et de l'open banking. Avec plus de 130 milliards de dollars américains de transactions traitées chaque année dans plus de 30 pays, GoCardless permet de gérer les paiements récurrents comme ponctuels, sans relances, sans complexité et sans frais élevés. Sa plateforme de paiement de bout en bout intègre également des solutions reposant sur l'intelligence artificielle afin d'améliorer le taux de succès des paiements et de réduire la fraude, ainsi que des intégrations avec plus de 350 plateformes utilisées quotidiennement par les entreprises.
Basée au Royaume-Uni, GoCardless est présente en Amérique du Nord, en Europe et en Asie-Pacifique. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.gocardless.com ou suivez GoCardless sur LinkedIn : @GoCardless.
© 2026 GoCardless Ltd. Tous droits réservés. GoCardless est une marque déposée de GoCardless Ltd dans plusieurs pays. Les marques de tiers mentionnées ci-dessus sont la propriété de leurs sociétés respectives. A moins d'être explicitement identifié comme tel, rien dans ce communiqué de presse ne doit être interprété comme une approbation, un soutien ou un parrainage par des tiers de GoCardless Ltd. ou de tout aspect de ce communiqué de presse.
GoCardless est une société mondiale de paiement bancaire. Plus de 100 000 entreprises, des start-ups aux grands comptes, utilisent GoCardless pour collecter et envoyer des paiements par le biais du prélèvement automatique, des paiements en temps réel et de l'open banking. Avec plus de 130 milliards de dollars américains de transactions traitées chaque année dans plus de 30 pays, GoCardless permet de gérer les paiements récurrents comme ponctuels, sans relances, sans complexité et sans frais élevés. Sa plateforme de paiement de bout en bout intègre également des solutions reposant sur l'intelligence artificielle afin d'améliorer le taux de succès des paiements et de réduire la fraude, ainsi que des intégrations avec plus de 350 plateformes utilisées quotidiennement par les entreprises.
Basée au Royaume-Uni, GoCardless est présente en Amérique du Nord, en Europe et en Asie-Pacifique. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.gocardless.com ou suivez GoCardless sur LinkedIn : @GoCardless.
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