Les données bancaires, bien que sensibles, sont importantes pour proposer les meilleures solutions aux consommateurs. C’est pour cela que l’open banking est de plus en plus plébiscité, même si tout le monde peine encore à y adhérer. La France se classe à un niveau intermédiaire par rapport à ses voisins européens dans ce domaine.
Il y a encore quelques années, de nombreux Français étaient sceptiques quand il s’agissait de confier leurs données bancaires à une application tierce. Ce type d’application a généralement pour rôle d’aider dans la gestion du budget et la comparaison des offres de crédit. En 2026, l’open banking est bien une réalité réglementaire dans toute l’Union européenne. Si la France, connue pour sa prudence dans l’adoption des innovations bancaires, a quand même évolué dans le domaine, elle n’est pas encore au niveau des pionniers.
L’open banking confère aux prestataires de services tiers comme les fintechs, les agrégateurs, les assureurs et les comparateurs, la possibilité d’accéder aux données bancaires des clients. C’est un cadre bien encadré par la réglementation et qui se fait avec le consentement explicite des consommateurs, via les interfaces de programmation standardisées (API). En Europe, ce cadre repose sur la Directive sur les Services de Paiement 2 (DSP2) en vigueur depuis 2018.
Sur le papier, tous les pays de l’UE sont soumis aux mêmes obligations, mais dans les faits, on remarque bien un écart dans l’adoption. Le Royaume uni, bien qu’ayant quitté l’UE, est la référence mondiale. Son cadre open banking a été lancé depuis 2018 sous l’impulsion de la Competition and Markets Authority et compte aujourd’hui plus de 11 millions d’utilisateurs actifs ainsi que des centaines de fintechs accréditées. D’autres pays en Europe comme les Pays-Bas, la Suède, la Finlande et le Danemark affichent des taux d’adoption se trouvant parmi les plus élevés.
Le problème de la France dans l’adoption de l’open banking se situe à deux niveaux. D’abord, il y a la méfiance culturelle envers le partage des données personnelles, amplifiée par les débats autour du RGPD. Ce besoin de transparence dépasse d'ailleurs le seul secteur financier : dans des domaines aussi variés que les assurances ou les jeux en ligne, les consommateurs s'appuient désormais sur des critiques et classements rédigés par des experts pour identifier un casino fiable parmi une offre pléthorique.
Ensuite, on dénotait une résistance des établissements bancaires traditionnels à ouvrir leurs systèmes d’information. Les grandes banques françaises comme BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole ont développé leurs API conformément à la DSP2. Cependant, la qualité technique et la fiabilité de ces interfaces ont longtemps été critiquées par les fintechs françaises.
Depuis 2024, la situation a quelque peu évolué avec l’amélioration de la stabilité et de la documentation des API par les établissements bancaires français. On note la contribution des acteurs comme Budget Insight et Bridge (Bankin’) dans la structuration d’un écosystème d’agrégation bancaire robuste. Des millions de Français utilisent aujourd’hui ce type d’application pour piloter leur budget, automatiser leur comptabilité et accéder à des offres de crédit.
La France a aussi évolué sur le plan de la réglementation. L’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) a renforcé ses exigences en matière d’authentification forte et de gestion du consentement. Cela a contribué à installer un niveau de confiance plus élevé chez les utilisateurs finaux. Le nombre de Français ayant accordé un accès à leurs données bancaires à au moins une application tierce était estimé à environ 4,2 millions, selon un rapport de cette autorité publié en 2025.
En 2026, on peut le dire, la France a bien évolué en matière d’open banking. Cependant, plusieurs chantiers restent encore ouverts pour que le pays rejoigne la liste des premiers.
La standardisation des API
Le premier levier d’amélioration de l’open Banking est la standardisation des API. En Allemagne, une interface commune créée par le standard Berlin Group a été adoptée par la très grande majorité des banques, ce qui a facilité le travail des fintechs. En France, il existe plusieurs implémentations techniques différentes en fonction des établissements et cela complique le développement de services universels.
L’éducation financière des consommateurs
Le deuxième enjeu est en rapport avec l’éducation financière. De nombreux Français ne savent pas réellement ce que signifie partager leurs données bancaires avec une application. Avec cette méconnaissance des basiques bancaires, il y aura toujours de la méfiance chez les consommateurs, même si les solutions proposées augmentent en qualité technique.
L’intégration dans les parcours métiers
Les pays en avance dans l’open Banking intègrent cela dans divers parcours des consommateurs. En fait, dans ces pays, l’open banking est intégré dans les processus d’octroi de crédit immobilier, de scoring pour les PME et de vérification d’identité financière. Ces cas d’usage concrets donnent à cette solution une réelle utilité au quotidien.
La France a tout le nécessaire pour être aux premières loges de l’open banking. Son écosystème fintech fait partie des plus dynamiques d’Europe et elle dispose d’un cadre réglementaire solide.
Il y a encore quelques années, de nombreux Français étaient sceptiques quand il s’agissait de confier leurs données bancaires à une application tierce. Ce type d’application a généralement pour rôle d’aider dans la gestion du budget et la comparaison des offres de crédit. En 2026, l’open banking est bien une réalité réglementaire dans toute l’Union européenne. Si la France, connue pour sa prudence dans l’adoption des innovations bancaires, a quand même évolué dans le domaine, elle n’est pas encore au niveau des pionniers.
Des rythmes d’adoption différents pour l’open banking en Europe
L’open banking confère aux prestataires de services tiers comme les fintechs, les agrégateurs, les assureurs et les comparateurs, la possibilité d’accéder aux données bancaires des clients. C’est un cadre bien encadré par la réglementation et qui se fait avec le consentement explicite des consommateurs, via les interfaces de programmation standardisées (API). En Europe, ce cadre repose sur la Directive sur les Services de Paiement 2 (DSP2) en vigueur depuis 2018.
Sur le papier, tous les pays de l’UE sont soumis aux mêmes obligations, mais dans les faits, on remarque bien un écart dans l’adoption. Le Royaume uni, bien qu’ayant quitté l’UE, est la référence mondiale. Son cadre open banking a été lancé depuis 2018 sous l’impulsion de la Competition and Markets Authority et compte aujourd’hui plus de 11 millions d’utilisateurs actifs ainsi que des centaines de fintechs accréditées. D’autres pays en Europe comme les Pays-Bas, la Suède, la Finlande et le Danemark affichent des taux d’adoption se trouvant parmi les plus élevés.
La France, un retard structurel en voie de correction
Le problème de la France dans l’adoption de l’open banking se situe à deux niveaux. D’abord, il y a la méfiance culturelle envers le partage des données personnelles, amplifiée par les débats autour du RGPD. Ce besoin de transparence dépasse d'ailleurs le seul secteur financier : dans des domaines aussi variés que les assurances ou les jeux en ligne, les consommateurs s'appuient désormais sur des critiques et classements rédigés par des experts pour identifier un casino fiable parmi une offre pléthorique.
Ensuite, on dénotait une résistance des établissements bancaires traditionnels à ouvrir leurs systèmes d’information. Les grandes banques françaises comme BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole ont développé leurs API conformément à la DSP2. Cependant, la qualité technique et la fiabilité de ces interfaces ont longtemps été critiquées par les fintechs françaises.
Depuis 2024, la situation a quelque peu évolué avec l’amélioration de la stabilité et de la documentation des API par les établissements bancaires français. On note la contribution des acteurs comme Budget Insight et Bridge (Bankin’) dans la structuration d’un écosystème d’agrégation bancaire robuste. Des millions de Français utilisent aujourd’hui ce type d’application pour piloter leur budget, automatiser leur comptabilité et accéder à des offres de crédit.
La France a aussi évolué sur le plan de la réglementation. L’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) a renforcé ses exigences en matière d’authentification forte et de gestion du consentement. Cela a contribué à installer un niveau de confiance plus élevé chez les utilisateurs finaux. Le nombre de Français ayant accordé un accès à leurs données bancaires à au moins une application tierce était estimé à environ 4,2 millions, selon un rapport de cette autorité publié en 2025.
Ce que la France peut encore apprendre de ses voisins
En 2026, on peut le dire, la France a bien évolué en matière d’open banking. Cependant, plusieurs chantiers restent encore ouverts pour que le pays rejoigne la liste des premiers.
La standardisation des API
Le premier levier d’amélioration de l’open Banking est la standardisation des API. En Allemagne, une interface commune créée par le standard Berlin Group a été adoptée par la très grande majorité des banques, ce qui a facilité le travail des fintechs. En France, il existe plusieurs implémentations techniques différentes en fonction des établissements et cela complique le développement de services universels.
L’éducation financière des consommateurs
Le deuxième enjeu est en rapport avec l’éducation financière. De nombreux Français ne savent pas réellement ce que signifie partager leurs données bancaires avec une application. Avec cette méconnaissance des basiques bancaires, il y aura toujours de la méfiance chez les consommateurs, même si les solutions proposées augmentent en qualité technique.
L’intégration dans les parcours métiers
Les pays en avance dans l’open Banking intègrent cela dans divers parcours des consommateurs. En fait, dans ces pays, l’open banking est intégré dans les processus d’octroi de crédit immobilier, de scoring pour les PME et de vérification d’identité financière. Ces cas d’usage concrets donnent à cette solution une réelle utilité au quotidien.
La France a tout le nécessaire pour être aux premières loges de l’open banking. Son écosystème fintech fait partie des plus dynamiques d’Europe et elle dispose d’un cadre réglementaire solide.




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