1er Baromètre des start-up de la Real Estech

KPMG et Real Estech Europe publient le 1er baromètre des start-up de l’immobilier : la France franchit le cap de l’innovation dans l’immobilier


KPMG et Real Estech Europe publient le tout premier baromètre dédié à l’environnement des start-up dans l’immobilier en France, sous le parrainage de Bernard Michel, président du Conseil d’administration de Gecina. Longtemps considérée comme en retard sur ce segment, l’étude montre que la France s’engage bel et bien sur la voie de l’innovation. Les entreprises interrogées témoignent d’un écosystème particulièrement dynamique, porté par les nouvelles technologies et les nouveaux usages de l’immobilier.

•Avec ses 400 start-up, la Real Estech représente une tendance de fond dans l’écosystème d’innovation en France ;

•La gestion immobilière est le segment le plus concerné, concentrant 47% des Real Estech ;

•95% des entreprises établies déclarent travailler avec ces nouveaux acteurs.

Ce baromètre a été remis au secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, lors du 1er sommet de l’innovation dans l’immobilier organisé par Real Estech Europe et rassemblant plusieurs centaines de startuppers et de dirigeants immobiliers au siège de la Fédération Française du Bâtiment.

Avec ses 400 start-up, le mouvement Real Estech représente une tendance de fond dans l’écosystème d’innovation en France

400 start-up représentent l’écosystème de l’innovation dans l’immobilier. On constate une progression significative du nombre d’acteurs s’implantant sur le secteur. L’ensemble de ces entreprises innovantes comptabiliserait à ce jour près de 3 500 emplois même si les deux tiers des start-up interrogées comptent moins de 10 collaborateurs. Au-delà de la création récente de ces entreprises, ces effectifs limités s’expliquent par une concentration des ressources sur l’innovation technique afin d’automatiser des opérations à plus faible valeur ajoutée.

Pour Robin Rivaton, Président de Real Estech Europe, « les start-up de l’immobilier forment un écosystème récent mais en pleine expansion. L’immobilier, premier contributeur de l’économie nationale, a pu être vu comme une rente. Ces nouveaux acteurs viennent nous prouver qu’au contraire l’innovation, technologique mais aussi organisationnelle ou commerciale, percole et va répondre aux nouveaux besoins exprimés par les usagers dans le résidentiel, le bureau ou le commercial. »

La gestion immobilière est le segment le plus disrupté et concentre 47% des start-up Real Estech

Le développement des start-up de l’immobilier intervient dans un contexte de changement du secteur : l’arrivée de nouvelles technologies, l’utilisation massive de la donnée, la maîtrise du poids réglementaire et surtout la satisfaction de l’expérience client, dont les demandes sont complètement revues.

« La révolution numérique de l’immobilier le fait évoluer rapidement vers une industrie de services, pour se concentrer sur les nouvelles attentes des usagers et une maîtrise accrue des données du parc. Certaines évolutions règlementaires ne constitueront plus des barrières à l’entrée mais des atouts pour de nouveaux acteurs plus agiles qui apporteront des réponses concrètes à ces nouveaux enjeux », analyse Régis Chemouny, FRICS, Associé KPMG responsable du secteur Immobilier & Hôtellerie.

A ce titre, tous les segments du secteur sont investis par ces nouveaux acteurs. La gestion représente 47% de l’écosystème Real Estech. La plus forte pénétration de ce segment s’explique par de plus faibles barrières à l’entrée. Les start-up françaises de la gestion immobilière disposeraient d’un portefeuille d’environ 20 000 logements, soit 0,25% du marché. Si cette part semble marginale à ce jour, l’alignement du marché français sur les pays les plus avancés laisse entrevoir une importante marge de progression puisque le leader britannique Rentify comptabilise à lui seul la gestion de 200 000 logements.

Le financement et l’investissement mobilisent 9% des start-up de l’immobilier. Parmi les solutions privilégiées, le crowdfunding enregistre une progression significative. En 2017, presque 100 millions d’euros ont été collectés contre 62 millions en 2016. Les acteurs du financement participatif dans l’immobilier ont ainsi su capter 1% du marché.

95% des entreprises établies déclarent travailler avec ces nouveaux acteurs

Mises au défi de l’innovation, les entreprises établies du secteur immobilier investissent de façon accrue dans les Real Estech et 95% d’entre-elles déclarent travailler avec ces nouveaux entrants. Les segments les plus mobilisés sont ceux de la promotion et de la construction où 60% déclarent collaborer avec plus de 10 start-up différentes. Les relations nouées entre les start-up et les acteurs traditionnels adoptent des formes variables. Ainsi, 86% des entreprises établies font appel aux Real Estech pour mener des expérimentations, tandis que 62% se positionnent comme clients de ces nouveaux acteurs.

« Nos entreprises se sont engagées dans des politiques d’innovation depuis plusieurs années, pour répondre aux nouvelles aspirations de la société et de nos clients. L’arrivée de nouveaux acteurs issus de la révolution numérique a considérablement accéléré la prise de conscience de la nécessité de changement pour l’industrie immobilière. Il faut maintenant passer de la phase d’expérimentation de ces innovations à leur financement et à leur généralisation » précise Bernard Michel, Président du conseil d’administration de Gecina.

La prise directe de participation au capital des start-up doit permettre pour 62% des répondants de maîtriser de nouvelles technologies, tandis que 57% y voient un vecteur de culture innovante et 43% espèrent y dénicher de nouveaux talents. Toutefois, ce mode de relation ne satisfait pas pleinement les start-up confrontées à des conditions d’exclusivité.

Si la coopération entre ces deux types d’entreprise permet de développer des synergies vertueuses, quelques divergences subsistent : la perception des technologies les plus pertinentes est ainsi davantage orientée vers l’intelligence artificielle chez les Real Estech, tandis que les entreprises établies envisagent davantage de recourir à la réalité virtuelle dans la conduite de leurs projets innovants.

Méthodologie

Pour la réalisation de cette étude, deux questionnaires ont été établis, à destination des start-up françaises de l’immobilier d’une part, et des entreprises établies françaises du secteur d’autre part. La collecte des réponses s’est déroulée du 22 novembre au 29 décembre 2017.

Source : KPMG

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le Jeudi 8 Février 2018 à 18:40 | Lu 324 fois