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Épargne - Entre charge mentale, méfiance bancaire et conseils TikTok : à qui faire encore confiance ?

Sondage exclusif OpinionWay pour Invstore


Épargne - Entre charge mentale, méfiance bancaire et conseils TikTok : à qui faire encore confiance ?
  • 1 Français sur 5 ne sait pas combien d’argent il laisse dormir,

  • les 18-24 ans placent l’IA au niveau des conseillers bancaires,

  • plus d’1 jeune sur 2 a déjà consulté des finfluenceurs.

Alors que les sources de conseil sur l’épargne se multiplient, entre banquier, intelligence artificielle, réseaux sociaux et finfluenceurs, Invstore publie les résultats d'un sondage OpinionWay réalisé auprès de 1 052 Français : 42 % laissent dormir au moins 10 % de leur argent sur un compte courant ou en espèces, et presque 2 sur 10 ignorent même combien. Chez les 18-24 ans, l'intelligence artificielle rivalise désormais avec le conseiller bancaire comme premier réflexe financier - 18 % vs 20 %.

L'étude révèle aussi un paradoxe social : 31 % des Français gagnant moins de 2 000 €/mois ont consulté des finfluenceurs pour leurs finances, contre 16 % des revenus supérieurs à 3 500 € - ceux qui ont le moins de marge d'erreur s'en remettent davantage aux sources les moins encadrées. Seuls 27 % des Français abordent l'épargne avec motivation et 56 % des femmes éprouvent des émotions mitigées ou négatives face aux placements, contre 42 % des hommes.

Invstore lance la première marketplace patrimoniale française pour connecter chaque particulier au professionnel de l'épargne qui lui correspond.

À RETENIR EGALEMENT :

  • 56 % des 18-24 ans ont déjà consulté des finfluenceurs (dont 13 % régulièrement), contre une défiance massive chez les 65 ans et plus (74 %)

  • 54 % des Français gardent leur argent disponible "au cas où", un réflexe qui grimpe à 64 % chez les 65 ans et plus et dans les communes rurales, contre 48 % en ville

  • 81 % des Français estiment que l'éducation financière ne doit pas reposer sur l'individu seul ; 33 % souhaitent qu'elle passe par l'école, dont 23 % comme matière obligatoire

  • 28 % des 18-24 ans associent l'épargne au stress, contre 9 % seulement des 65 ans et plus

L’argent qui dort : un phénomène massif, et souvent inconscient


42 % des Français déclarent qu’au moins un dixième de leur argent reste non investi. 17 % estiment que cette part dépasse 30 % de leurs liquidités. Mais le chiffre le plus frappant est ailleurs : 19 %, soit près d’1 Français sur 5, ne savent tout simplement pas quelle part de leur argent dort, faute de visibilité sur leur propre situation financière. L’inaction n’est pas toujours un choix ; elle est souvent due à une certaine ignorance.

Le premier réflexe est la précaution. 54 % des Français conservent leur argent disponible “au cas où”. Ce comportement atteint 64 % chez les 65 ans et plus et dans les communes rurales, contre 48 % dans les villes de plus de 100 000 habitants. Les 25-34 ans apparaissent moins enclins à adopter cette posture d’attente : seuls 37 % d’entre eux sont concernés.

Le deuxième frein est la peur. 43 % des Français citent au moins un obstacle psychologique ou relationnel : crainte de perdre de l’argent (23 %), angoisse du mauvais choix (16 %), méfiance envers les acteurs financiers (15 %). À cela s’ajoutent le manque de connaissances (13 %), la difficulté à comparer les offres (10 %) et le trop-plein de jargon ou de complexité (9 %).

Les ménages gagnant moins de 2 000 €/mois sont significativement plus touchés : 51 % d’entre eux citent ces freins, contre 37 % des revenus supérieurs à 3 500 €.

Fracture des repères : quand l’IA rivalise avec le banquier chez les jeunes


Seule une courte majorité de Français, plus d’1 sur 2 se tournerait encore d’emblée vers un professionnel (conseiller bancaire ou indépendant) pour agir sur son épargne. Mais chez les 18-24 ans, ce consensus se fissure. 18 % citent l’intelligence artificielle comme premier réflexe financier, contre 20 % seulement pour le conseiller bancaire.

16 % des 18-24 ans se tourneraient en priorité vers les réseaux sociaux et créateurs de contenu pour gérer leur épargne, contre 1 % seulement chez les 50 ans et plus. Deux générations, deux autorités financières qui ne se parlent plus tout à fait.

À l’inverse, le réflexe “conseiller bancaire” redevient dominant à partir de 35 ans (48 %). Il est aussi plus marqué chez les employés (52 %) que chez les CSP+ (35 %), et plus fort dans le Nord-Est (49 %) qu’en Île-de-France (39 %).

Finfluenceurs : un paradoxe social encore peu documenté


Près de 8 Français sur 10 disent connaître les finfluenceurs, mais seuls 22 % déclarent les avoir déjà consultés. La méfiance reste majoritaire : 48 % disent les éviter ou s’en méfier, en raison du risque d’arnaque ou de promesses trompeuses.

Sauf chez les 18-24 ans : 56 % d’entre eux ont déjà consulté leurs conseils, dont 13 % régulièrement. À l’inverse, 74 % des 65 ans et plus les regardent avec un œil critique, contre 34 % des 18-24 ans.

L’étude met aussi en lumière un écart social marqué. 31 % des Français gagnant moins de 2 000 €/mois ont consulté des finfluenceurs pour leurs finances, contre 16 % des revenus supérieurs à 3 500 €. Ceux qui ont le moins de marge d’erreur sont précisément ceux qui s’en remettent le plus à des sources moins encadrées, et moins responsables légalement.

Les femmes sont aussi plus exposées : 25 % consultent des finfluenceurs, contre 19 % des hommes, souvent faute d’interlocuteur perçu comme accessible.

La démocratisation de l’information financière via les réseaux sociaux cache ainsi une nouvelle inégalité : les publics les plus fragiles financièrement ne sont pas toujours ceux qui accèdent aux repères les plus sûrs.

L’épargne, nouvelle charge mentale des Français qui relance la question de l’éducation financière… à l’école


L’inaction financière n’est pas un désintérêt ; elle renvoie souvent à une charge mentale réelle. Près de 2 Français sur 10 associent l’épargne à la confusion, 16 % au stress, 8 % à l’ennui, 5 % à une fatigue mentale explicite. Seuls 27 % l’abordent avec motivation.

La charge mentale varie fortement selon les générations : 28 % des 18-24 ans associent les placements au stress, contre 9 % des 65 ans et plus. Elle est aussi genrée : 56 % des femmes éprouvent des émotions mitigées ou négatives face aux sujets financiers, contre 42 % des hommes ; elles sont également plus nombreuses à se déclarer stressées (20 % contre 13 %).

Autre enseignement : la confusion n’épargne pas les profils les plus diplômés. Elle est citée par 28 % des cadres supérieurs, contre 14 % des ouvriers, signe que le manque de lisibilité dépasse largement les seuls publics les plus éloignés de la finance.

Face à ce constat, 81 % des Français estiment que l’éducation financière ne doit pas reposer sur l’individu seul. 33 % souhaitent qu’elle passe par l’école, dont 23 % comme matière obligatoire. Cette attente est particulièrement forte chez les cadres supérieurs (44 %, contre 28 % chez les ouvriers) et chez les 18-24 ans (29 %, contre 20 % des 50 ans et plus).

Raphaël Metrop, CEO et cofondateur d’Invstore, décrypte ces phénomènes : “Cette étude montre que les Français n’ont pas seulement besoin de plus d’informations ; ils ont besoin de meilleurs repères pour agir. Entre l’argent qui dort, la peur de se tromper, l’essor des réseaux sociaux, la place prise par l’IA et le besoin persistant d’un interlocuteur humain, le vrai sujet est celui de la confiance. L’enjeu, aujourd’hui, est de rendre l’accès aux conseils financiers plus lisible, plus simple et plus rassurant.”

Méthodologie : sondage OpinionWay pour Invstore réalisé les 25 et 26 février 2026 auprès d’un échantillon de 1 052 Français âgés de 18 ans et plus, représentatif de la population française. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie
socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.

Épargne - Entre charge mentale, méfiance bancaire et conseils TikTok : à qui faire encore confiance ?
À propos d’Invstore :
Fondée en 2023 en région lyonnaise, Invstore est une fintech axée sur l’expérience d’achat des produits d’investissement. La startup vient de lancer la première marketplace patrimoniale française, dont l’objectif est de faciliter l’accès des particuliers aux conseillers financiers spécialisés. Inspirée des plateformes de rencontre, ce sont les professionnels qui sont mis en compétition et qui viennent directement à l’épargnant dans l’application. Ce dernier, qui reste anonyme pendant tout le process, « matche » avec le ou les conseillers qui ont le mieux répondu à son besoin. Avec plus de 30 experts opérants déjà dans la plateforme – dont de célèbres fintechs comme Yomoni, Green-Got et Mon Petit Placement, ainsi qu'une majorité de conseillers en gestion de patrimoine –, l’application a enregistré plus de 1.5m€ de « matchs » depuis son lancement le mois dernier. Invstore est membre de France Fintech et de La French Tech Saint-Étienne–Lyon, et est incubée au HUB612.

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Vendredi 27 Mars 2026

Tags : Invstore


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