Les jeunes en première ligne des arnaques aux moyens de paiement…
Sur Internet, les moins de 35 ans constituent la cible privilégiée des fraudeurs. 63 % déclarent avoir déjà fait la cible d’une tentative d’arnaque, soit 9 points de plus que la moyenne nationale (54 %). 14 % affirment d’ailleurs avoir été victimes d’une fraude aux données bancaires, contre 11 % des Français.
Cette exposition élevée s’explique par leur forte présence en ligne et la diversité des usages quotidiens : achats, streaming, réseaux sociaux… Le numérique occupe une place centrale dans leur vie, ce qui en fait une cible privilégiée pour des arnaqueurs dont les méthodes se perfectionnent.
… mais pourtant moins inquiets que l’ensemble des Français
Alors même qu’ils sont les plus exposés, les 18-34 ans se déclarent paradoxalement moins inquiets que l’ensemble de la population. Ainsi :
- 83 % se disent préoccupés par l’usurpation d’identité (-3 points vs l’ensemble des Français).
- 81 % s’inquiètent des attaques visant leurs données bancaires (-4 points).
- 80 % redoutent les arnaques sur Internet (-1 point).
Même si les 18-34 ans estiment que la plupart des arnaques augmentent, leur appréciation est moins importante que celle de l'ensemble des Français :
- 65 % d’entre eux estiment que le phishing (hameçonnage) est en hausse (vs 80 %).
- 71 % pensent que la fraude à la carte bancaire augmente (vs 79 %).
- 69 % estiment que les piratages de compte ne sont pas en hausse (vs 79 %)
- 66 % estiment que le vol et l’usurpation d’identité augmentent (vs 79 %).
- 62 % considèrent que la fraude au faux conseiller bancaire progresse (vs 77 %).
L’intelligence artificielle est également perçue plus positivement : 66 % y voient une opportunité pour les banques (+4 points par rapport aux personnes interrogés) et seuls 74 % estiment qu’elle facilite les arnaques (-11 points).
Des comportements à risque plus répandus chez les 18-34 ans
Les 18-34 ans adoptent davantage de pratiques favorisant la fraude. Parmi les comportements les plus répandus :
- 57 % pré-enregistrent leurs identifiants bancaires (+ 18 points),
- 47 % enregistrent leurs données bancaires sur des sites marchands (+ 19 points),
- 35 % cliquent sur des liens envoyés par des inconnus ou partagent des données personnelles dans des commentaires publics.
Ils sont également moins nombreux à ignorer les appels d’origine inconnue (55 % vs 70 % des Français) ou à utiliser un mot de passe exclusif pour leur banque en ligne (72 % vs 77 %).
Une sensibilisation encore insuffisante aux enjeux de cybersécurité
Le baromètre confirme la nécessité de renforcer la culture numérique. Seuls 62 % des 18-35 ans déclarent avoir été formés au moins une fois à la cybersécurité, pendant leur cursus scolaire (49 %).
Ce manque de formation se reflète dans leurs réflexes quotidiens : seuls 37 % des jeunes affirment ne jamais consulter un message suspect (vs 53 % des Français), 53 % contactent leur banque en bas de SMS ou d’appel douteux (contre 66 %) et 38 % préfèrent se renseigner en ligne (vs 30 %).
Pour Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française : « Notre étude confirme qu'il est urgent de renforcer la culture du risque auprès de tous les Français et notamment les 18-34 ans pour leur permettre d'avoir les bons réflexes face à des arnaques toujours plus sophistiquées.».
(1) « Baromètre Les Français et la cybersécurité » de la Fédération bancaire française pour la 4e année menée avec Toluna Harris Interactive auprès de 2 018 personnes âgées de 18 ans et plus dont 502 personnes âgées de moins de 35 ans, menée en ligne du 28 mai au 2 juin 2025.
Téléchargez le Baromètre Les Français et la cybersécurité (vague 4 – 2025) – Focus auprès des Français âgés de moins de 35 ans :

Actus AssurTech / InsurTech


