Guidewire annonce la publication des résultats de son étude annuelle sur l'état du secteur de l'assurance en Europe, intitulée « Baromètre Guidewire 2026 : Enquête auprès des assurés européens ». L'enquête s'intéresse à l'opinion et à l'attitude des assurés en France, en Espagne, en Allemagne et au Royaume-Uni à l'égard des assureurs, aux tendances et évolutions du marché de l'assurance, ainsi qu'au recours de l'IA et des nouvelles technologies par les assureurs. Voici les conclusions les plus remarquables de cette étude concernant les assurés français.
Dans un contexte d'incertitude économique, géopolitique et budgétaire, la proportion d'assurés français qui expriment leur inquiétude face à la hausse du coût de la vie demeure très élevée (84 %[1]).
Alors que plus d'un tiers d'entre eux (35,4 %) se disent « très inquiets » de la situation, l'enquête met également en exergue le repli sur soi des Français concernant leurs décisions en matière d'assurance : près de la moitié d'entre eux affirment décider seuls (45 %) et seuls 7,4 % d'entre eux se disent prêts à déléguer la décision à un courtier. De plus, seuls 10,7 % des Français feraient confiance aux conseils d'un courtier pour choisir leur assureur.
De la même manière, l'étude met en relief la préférence marquée des assurés français pour les méthodes de communication traditionnelles, comme le téléphone (63 %, en hausse de plus de 7 points par rapport à 2025), les messageries électroniques (36,7 %, en hausse de près de 5 points) ou les face-à-face virtuels ou physiques (28,1 %, en hausse de plus de 11 points).
Ensemble, tous ces éléments semblent indiquer une érosion de la confiance et il n'est donc pas étonnant de constater que plus de trois Français sur cinq (61,5 %)[2] envisagent de faire des coupes dans leurs dépenses d'assurance au cours des 12 prochains mois (+12,5 points par rapport à 2025).
Les résultats de l'étude révèlent également que les assurés français sont plus nombreux à avoir une opinion défavorable des assureurs par rapport à l'année précédente (53,1 %, en hausse de 2,9 points).
Le pourcentage de Français qui estiment que les assureurs « vendent des produits trop coûteux et sont réticents à rembourser » a augmenté de 5 points pour atteindre 31,7 %, un pourcentage supérieur aux autres pays sondés. Cette proportion atteint même 37,4 % chez les 45-54 ans, le segment constitué des assurés les plus exigeants. Néanmoins, il est intéressant de noter que la proportion de ceux qui les considèrent comme un « inconvénient nécessaire » a diminué de 2 points et que seuls 14,3 % des 18-24 ans en ont une vision structurellement négative[3]. Cela indique une fenêtre d'opportunité pour les assureurs afin de gagner la confiance des plus jeunes.
Concernant l'évolution du rôle des assureurs, la part des assurés français qui en ont une perception négative a désormais franchi un seuil symbolique et ils sont désormais plus de la moitié (50,1 %) à avoir une opinion négative du secteur[4]. Parmi ceux-ci, près d'un Français sur cinq (19,5 %) considère que les assureurs « n'en font pas assez pour accompagner les assurés ». Ces évolutions trahissent également l'inquiétude financière des assurés français et une perte de confiance dans le secteur.
Le degré de satisfaction des assurés européens ayant déclaré un sinistre au cours des 12 derniers mois au regard de leurs échanges avec un agent a chuté de 5 points par rapport à l'année précédente, mais celui des assurés français enregistre une baisse plus limitée (-3 points) et, dans près de deux cas sur trois (63,7 %), ils considèrent que l'agent auquel ils ont eu affaire « disposait de toutes les informations pertinentes » pour gérer leur sinistre.
Par ailleurs, 38,1 %[5] des assurés français envisagent de résilier leur police d'assurance au cours des 12 prochains mois, soit une hausse de 6,5 points par rapport à 2025. Les résultats les plus préoccupants concernent la tranche d'âge 25-34 ans, où plus de la moitié (51,5 %) des assurés envisagent une résiliation et 80,8 %[6] souhaitent faire des coupes dans leurs dépenses d'assurance.
Concernant l'ensemble des assurés français, les chiffres sont plus rassurant : 61,9 %[7] envisagent de demeurer loyaux envers leur assureur, ce qui représente l'un des plus hauts pourcentages parmi les pays interrogés avec l'Allemagne (62 %). La loyauté augmentant proportionnellement avec l'âge, ce niveau atteint même 74 %[8] chez les plus de 55 ans. Ainsi, il semble que les efforts d'acquisition et de rétention des assureurs devraient se concentrer principalement sur les populations âgées de 25 à 44 ans.
L'enquête dévoile également que les souscriptions d'assurance couvrant les revenus ont augmenté de 3 points de pourcentage en France, une hausse liée une fois encore à l'inquiétude des ménages concernant leurs finances.
Concernant la souscription de polices couvrant les animaux de compagnie, la France enregistre un retard par rapport aux autres pays sondés, avec seulement 29,1 % des propriétaires ayant souscrit une police, soit bien en dessous de la moyenne de 48,6 % sur les quatre des pays interrogés. Néanmoins, il est important de noter la nette croissance de ce segment de marché en France (+6 points par rapport aux résultats 2025), qui représente un axe de développement pour les assureurs IARD.
Par ailleurs, contrairement aux autres pays sondés, l'intérêt des français pour les services d'assurance préventive est en hausse de 5 points et atteint désormais 85 %. Cette augmentation de l'intérêt va de pair avec une hausse de la confiance dans la collecte de données par les assureurs. En effet, contrairement à la moyenne de tous les pays, la France enregistre une hausse de 4 points de la proportion d'assurés qui voient cela comme une bonne chose et une baisse de 3,5 points du pourcentage d'assurés qui perçoivent la collecte de données comme une invasion de leur vie privée.
Ainsi, plus d'un quart des Français se disent davantage prêts à partager les données concernant leur plomberie (28,9 %) ou leur chauffage (27,3 %), ainsi que sur leur conduite (25,8 %). Paradoxalement, le rapport montre un léger recul de la proportion d'assurés français ayant souscrit une assurance kilométrique (-2 points) et de ceux qui en voient l'intérêt (-2 points). Parmi les assurés qui en possèdent une, davantage mentionnent le prix et la flexibilité (+3,5 points) comme principales motivations.
Par ailleurs, à peine plus d'un quart des assurés français (25,2 %) envisagent de souscrire une assurance spécifique pour se protéger contre les risques liés aux catastrophes naturelles (-10 points par rapport à 2025). Paradoxalement, ils sont plus de deux sur cinq (42,7 %)[9] à se dire inquiets des potentiels dommages qu'ils pourraient encourir des suites d'une telle catastrophe. Cela pourrait s'expliquer par la baisse du nombre d'événements très médiatisés, la volonté des assurés de limiter leurs dépenses d'assurance, ainsi que de l'existence en France du dispositif Cat Nat unique au monde.
Selon les données de l'étude, la proportion d'assurés français qui utilisent l'IA régulièrement a augmenté depuis l'année dernière. Ainsi, plus de la moitié d'entre eux (51 %)[10] affirment avoir recours à cette technologie au moins une fois par mois, soit une progression de 5,5 points par rapport à 2025. Le pourcentage de ceux qui y font appel au quotidien a connu la plus forte hausse (+6,5 points). Néanmoins, ces chiffres restent les plus faibles parmi l'ensemble des pays sondés et, si l'adoption de la technologie progresse, le scepticisme des Français semble persister, voire s'accentuer.
L'enquête semble également démontrer un renforcement de la méfiance des assurés français au regard d'une éventuelle utilisation de l'IA dans l'assurance. Ils sont de moins en moins à l'aise avec l'idée que l'IA puisse être exploitée par les assureurs pour influencer la tarification (29,9 %, en chute de 4,5 points par rapport à 2025) ou gérer des sinistres (27,4 %, en baisse de 3 points) sans intervention humaine[11]. Cette hausse de la méfiance concerne même l'intégration de l'IA dans les services d'assurance, même avec une intervention humaine, comme pour aider les assurés à remplir des formulaires ou des déclarations (41,5 %, soit une baisse de 2,5 points) ou pour aider les agents qui gèrent un appel à obtenir des informations (38,5 %, soit une chute de 6,5 points)[12]. Cela montre que les assureurs devraient davantage communiquer sur les avantages de l'IA dans l'assurance auprès des assurés français.
Selon Sylvain Canu, Europe West Technology Consulting Leader chez Ernst & Young : « Si les résultats de l'enquête européenne 2026 de Guidewire mettent en avant un recul de la confiance accordée par les assurés français au secteur de l'assurance, ils permettent néanmoins de mettre en avant des opportunités en matière de croissance, d'acquisition, de rétention et de développement pour les assureurs. Le rapport offre également des informations précieuses sur l'évolution du comportement et des opinions des assurés dans de nombreux domaines, allant de l'intégration de l'IA dans l'assurance au besoin d'accompagnement et de prévention des assurés »
Alain Nohra, Regional Vice President pour l'Europe du Sud chez Guidewire ajoute : « Si les résultats de l'étude Guidewire 2026 mettent en relief les préoccupations financières grandissantes des assurés français, ils semblent indiquer que les assureurs IARD devraient concentrer leurs efforts en matière de rétention et d'acquisition sur les 25 à 44 ans, tout en renforçant la confiance des 18-24 ans. Ces efforts, combinés avec un intérêt marqué des Français pour les services préventifs, pourraient leur permettre de se positionner en tant que véritables partenaires garantissant la protection des assurés tout au long du cycle de vie de l'assurance, sans restreindre leurs échanges au traitement, à la gestion et au remboursement des sinistres. »
Commandée par Guidewire, cette étude a été menée du 13 au 22 janvier 2026 par Censuswide auprès de 1 000 consommateurs français ayant souscrit ou renouvelé un contrat d'assurance, ou encore déclaré un sinistre au cours des 12 derniers mois. Censuswide est membre de la Market Research Society (MRS), du British Polling Council (BPC) et signataire du Global Data Quality Excellence Pledge. Il se conforme au code de conduite de la MRS et aux principes de l'Association européenne pour les études d'opinion et de marketing (ESOMAR).
[1] Combine les répondants qui se disent « assez inquiets » et « très inquiets ».
[2] Combine les répondants qui considèrent ces coupes comme « assez probables » et « très probables ».
[3] Pourcentage des Français de 18 à 24 ans qui considèrent que les assureurs « vendent des produits trop coûteux et sont réticents à rembourser »
[4] Combine les assurés français qui conservent une opinion négative des assureurs et ceux qui estiment « qu'ils n'en font pas assez ».
[5] Combine les répondants français qui considèrent ces résiliations comme « assez probables » et « très probables ».
[6] Combine les répondants français de 25 à 34 ans qui considèrent ces coupes comme « assez probables » et « très probables ».
[7] Combine les répondants français qui considèrent la résiliation de leur police comme « peu probable » ou « très peu probable ».
[8] Combine les Français de 55 ans et plus qui considèrent la résiliation de leur police comme « peu probable » ou « très peu probable ».
[9] Combine les répondants qui se disent « assez inquiets » et « très inquiets ».
[10] Regroupe les répondants français qui font appel à l'IA « tous les jours », « une à plusieurs fois par semaine » et « une à plusieurs fois par mois ».
[11] Combine les assurés français qui se disent « très à l'aise » et « plutôt à l'aise » avec un tel usage de l'IA.
[12] Combine les assurés français qui se disent « très à l'aise » et « plutôt à l'aise » avec un tel usage de l'IA.
Hausse du coût de la vie : Un climat d'incertitude persistant qui érode la confiance des assurés français
Dans un contexte d'incertitude économique, géopolitique et budgétaire, la proportion d'assurés français qui expriment leur inquiétude face à la hausse du coût de la vie demeure très élevée (84 %[1]).
Alors que plus d'un tiers d'entre eux (35,4 %) se disent « très inquiets » de la situation, l'enquête met également en exergue le repli sur soi des Français concernant leurs décisions en matière d'assurance : près de la moitié d'entre eux affirment décider seuls (45 %) et seuls 7,4 % d'entre eux se disent prêts à déléguer la décision à un courtier. De plus, seuls 10,7 % des Français feraient confiance aux conseils d'un courtier pour choisir leur assureur.
De la même manière, l'étude met en relief la préférence marquée des assurés français pour les méthodes de communication traditionnelles, comme le téléphone (63 %, en hausse de plus de 7 points par rapport à 2025), les messageries électroniques (36,7 %, en hausse de près de 5 points) ou les face-à-face virtuels ou physiques (28,1 %, en hausse de plus de 11 points).
Ensemble, tous ces éléments semblent indiquer une érosion de la confiance et il n'est donc pas étonnant de constater que plus de trois Français sur cinq (61,5 %)[2] envisagent de faire des coupes dans leurs dépenses d'assurance au cours des 12 prochains mois (+12,5 points par rapport à 2025).
Perception des assureurs : Des opportunités d'évolution malgré la hausse des opinions défavorables
Les résultats de l'étude révèlent également que les assurés français sont plus nombreux à avoir une opinion défavorable des assureurs par rapport à l'année précédente (53,1 %, en hausse de 2,9 points).
Le pourcentage de Français qui estiment que les assureurs « vendent des produits trop coûteux et sont réticents à rembourser » a augmenté de 5 points pour atteindre 31,7 %, un pourcentage supérieur aux autres pays sondés. Cette proportion atteint même 37,4 % chez les 45-54 ans, le segment constitué des assurés les plus exigeants. Néanmoins, il est intéressant de noter que la proportion de ceux qui les considèrent comme un « inconvénient nécessaire » a diminué de 2 points et que seuls 14,3 % des 18-24 ans en ont une vision structurellement négative[3]. Cela indique une fenêtre d'opportunité pour les assureurs afin de gagner la confiance des plus jeunes.
Concernant l'évolution du rôle des assureurs, la part des assurés français qui en ont une perception négative a désormais franchi un seuil symbolique et ils sont désormais plus de la moitié (50,1 %) à avoir une opinion négative du secteur[4]. Parmi ceux-ci, près d'un Français sur cinq (19,5 %) considère que les assureurs « n'en font pas assez pour accompagner les assurés ». Ces évolutions trahissent également l'inquiétude financière des assurés français et une perte de confiance dans le secteur.
Satisfaction et loyauté des assurés : Des différences marquées en fonction des tranches d'âge
Le degré de satisfaction des assurés européens ayant déclaré un sinistre au cours des 12 derniers mois au regard de leurs échanges avec un agent a chuté de 5 points par rapport à l'année précédente, mais celui des assurés français enregistre une baisse plus limitée (-3 points) et, dans près de deux cas sur trois (63,7 %), ils considèrent que l'agent auquel ils ont eu affaire « disposait de toutes les informations pertinentes » pour gérer leur sinistre.
Par ailleurs, 38,1 %[5] des assurés français envisagent de résilier leur police d'assurance au cours des 12 prochains mois, soit une hausse de 6,5 points par rapport à 2025. Les résultats les plus préoccupants concernent la tranche d'âge 25-34 ans, où plus de la moitié (51,5 %) des assurés envisagent une résiliation et 80,8 %[6] souhaitent faire des coupes dans leurs dépenses d'assurance.
Concernant l'ensemble des assurés français, les chiffres sont plus rassurant : 61,9 %[7] envisagent de demeurer loyaux envers leur assureur, ce qui représente l'un des plus hauts pourcentages parmi les pays interrogés avec l'Allemagne (62 %). La loyauté augmentant proportionnellement avec l'âge, ce niveau atteint même 74 %[8] chez les plus de 55 ans. Ainsi, il semble que les efforts d'acquisition et de rétention des assureurs devraient se concentrer principalement sur les populations âgées de 25 à 44 ans.
Produits et services d'assurance : Des signaux variables, mais un potentiel de croissance dans certains segments de marchés
L'enquête dévoile également que les souscriptions d'assurance couvrant les revenus ont augmenté de 3 points de pourcentage en France, une hausse liée une fois encore à l'inquiétude des ménages concernant leurs finances.
Concernant la souscription de polices couvrant les animaux de compagnie, la France enregistre un retard par rapport aux autres pays sondés, avec seulement 29,1 % des propriétaires ayant souscrit une police, soit bien en dessous de la moyenne de 48,6 % sur les quatre des pays interrogés. Néanmoins, il est important de noter la nette croissance de ce segment de marché en France (+6 points par rapport aux résultats 2025), qui représente un axe de développement pour les assureurs IARD.
Par ailleurs, contrairement aux autres pays sondés, l'intérêt des français pour les services d'assurance préventive est en hausse de 5 points et atteint désormais 85 %. Cette augmentation de l'intérêt va de pair avec une hausse de la confiance dans la collecte de données par les assureurs. En effet, contrairement à la moyenne de tous les pays, la France enregistre une hausse de 4 points de la proportion d'assurés qui voient cela comme une bonne chose et une baisse de 3,5 points du pourcentage d'assurés qui perçoivent la collecte de données comme une invasion de leur vie privée.
Ainsi, plus d'un quart des Français se disent davantage prêts à partager les données concernant leur plomberie (28,9 %) ou leur chauffage (27,3 %), ainsi que sur leur conduite (25,8 %). Paradoxalement, le rapport montre un léger recul de la proportion d'assurés français ayant souscrit une assurance kilométrique (-2 points) et de ceux qui en voient l'intérêt (-2 points). Parmi les assurés qui en possèdent une, davantage mentionnent le prix et la flexibilité (+3,5 points) comme principales motivations.
Par ailleurs, à peine plus d'un quart des assurés français (25,2 %) envisagent de souscrire une assurance spécifique pour se protéger contre les risques liés aux catastrophes naturelles (-10 points par rapport à 2025). Paradoxalement, ils sont plus de deux sur cinq (42,7 %)[9] à se dire inquiets des potentiels dommages qu'ils pourraient encourir des suites d'une telle catastrophe. Cela pourrait s'expliquer par la baisse du nombre d'événements très médiatisés, la volonté des assurés de limiter leurs dépenses d'assurance, ainsi que de l'existence en France du dispositif Cat Nat unique au monde.
IA dans l'assurance : L'adoption de la technologie par les assurés français progresse, mais la méfiance se renforce
Selon les données de l'étude, la proportion d'assurés français qui utilisent l'IA régulièrement a augmenté depuis l'année dernière. Ainsi, plus de la moitié d'entre eux (51 %)[10] affirment avoir recours à cette technologie au moins une fois par mois, soit une progression de 5,5 points par rapport à 2025. Le pourcentage de ceux qui y font appel au quotidien a connu la plus forte hausse (+6,5 points). Néanmoins, ces chiffres restent les plus faibles parmi l'ensemble des pays sondés et, si l'adoption de la technologie progresse, le scepticisme des Français semble persister, voire s'accentuer.
L'enquête semble également démontrer un renforcement de la méfiance des assurés français au regard d'une éventuelle utilisation de l'IA dans l'assurance. Ils sont de moins en moins à l'aise avec l'idée que l'IA puisse être exploitée par les assureurs pour influencer la tarification (29,9 %, en chute de 4,5 points par rapport à 2025) ou gérer des sinistres (27,4 %, en baisse de 3 points) sans intervention humaine[11]. Cette hausse de la méfiance concerne même l'intégration de l'IA dans les services d'assurance, même avec une intervention humaine, comme pour aider les assurés à remplir des formulaires ou des déclarations (41,5 %, soit une baisse de 2,5 points) ou pour aider les agents qui gèrent un appel à obtenir des informations (38,5 %, soit une chute de 6,5 points)[12]. Cela montre que les assureurs devraient davantage communiquer sur les avantages de l'IA dans l'assurance auprès des assurés français.
Selon Sylvain Canu, Europe West Technology Consulting Leader chez Ernst & Young : « Si les résultats de l'enquête européenne 2026 de Guidewire mettent en avant un recul de la confiance accordée par les assurés français au secteur de l'assurance, ils permettent néanmoins de mettre en avant des opportunités en matière de croissance, d'acquisition, de rétention et de développement pour les assureurs. Le rapport offre également des informations précieuses sur l'évolution du comportement et des opinions des assurés dans de nombreux domaines, allant de l'intégration de l'IA dans l'assurance au besoin d'accompagnement et de prévention des assurés »
Alain Nohra, Regional Vice President pour l'Europe du Sud chez Guidewire ajoute : « Si les résultats de l'étude Guidewire 2026 mettent en relief les préoccupations financières grandissantes des assurés français, ils semblent indiquer que les assureurs IARD devraient concentrer leurs efforts en matière de rétention et d'acquisition sur les 25 à 44 ans, tout en renforçant la confiance des 18-24 ans. Ces efforts, combinés avec un intérêt marqué des Français pour les services préventifs, pourraient leur permettre de se positionner en tant que véritables partenaires garantissant la protection des assurés tout au long du cycle de vie de l'assurance, sans restreindre leurs échanges au traitement, à la gestion et au remboursement des sinistres. »
Méthodologie de l'étude
Commandée par Guidewire, cette étude a été menée du 13 au 22 janvier 2026 par Censuswide auprès de 1 000 consommateurs français ayant souscrit ou renouvelé un contrat d'assurance, ou encore déclaré un sinistre au cours des 12 derniers mois. Censuswide est membre de la Market Research Society (MRS), du British Polling Council (BPC) et signataire du Global Data Quality Excellence Pledge. Il se conforme au code de conduite de la MRS et aux principes de l'Association européenne pour les études d'opinion et de marketing (ESOMAR).
[1] Combine les répondants qui se disent « assez inquiets » et « très inquiets ».
[2] Combine les répondants qui considèrent ces coupes comme « assez probables » et « très probables ».
[3] Pourcentage des Français de 18 à 24 ans qui considèrent que les assureurs « vendent des produits trop coûteux et sont réticents à rembourser »
[4] Combine les assurés français qui conservent une opinion négative des assureurs et ceux qui estiment « qu'ils n'en font pas assez ».
[5] Combine les répondants français qui considèrent ces résiliations comme « assez probables » et « très probables ».
[6] Combine les répondants français de 25 à 34 ans qui considèrent ces coupes comme « assez probables » et « très probables ».
[7] Combine les répondants français qui considèrent la résiliation de leur police comme « peu probable » ou « très peu probable ».
[8] Combine les Français de 55 ans et plus qui considèrent la résiliation de leur police comme « peu probable » ou « très peu probable ».
[9] Combine les répondants qui se disent « assez inquiets » et « très inquiets ».
[10] Regroupe les répondants français qui font appel à l'IA « tous les jours », « une à plusieurs fois par semaine » et « une à plusieurs fois par mois ».
[11] Combine les assurés français qui se disent « très à l'aise » et « plutôt à l'aise » avec un tel usage de l'IA.
[12] Combine les assurés français qui se disent « très à l'aise » et « plutôt à l'aise » avec un tel usage de l'IA.
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Guidewire est la plateforme à laquelle les assureurs IARD font confiance pour communiquer, innover et se développer efficacement. Nous associons les applications cœur de métier, le digital, l'analytique et l'IA dans notre plateforme sous forme de service cloud. Qu'ils soient nouveaux entrants ou parmi les plus grands et plus complexes au monde, plus de 570 assureurs utilisent Guidewire dans 43 pays.
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