KPMG publie la nouvelle édition de son étude consacrée au secteur du luxe, intitulée - Le luxe reprend la main – Déglobalisation, organisation des savoir-faire et montée en puissance du bien-être . KPMG analyse une industrie qui entre dans un nouveau cycle : plus sélective sur la valeur, plus fragmentée dans ses relais de croissance, plus exigeante dans la maîtrise des savoir-faire. Multipolarisation des marchés, retour du produit, intégration raisonnée de l’IA et montée en puissance du bien-être, cette nouvelle édition propose une lecture des transformations qui redessinent les conditions de croissance des Maisons.
L’édition 2026 confirme la tendance vers une recomposition de plus en plus claire : le luxe n’est plus organisé autour d’un centre unique, il est désormais multipolaire. Ainsi, si les capitales historiques demeurent des points d’ancrage majeurs, elles ne concentrent plus à elles seules la dynamique du secteur.
Parmi les décideurs interrogés sur les principaux relais de croissance à horizon cinq à dix ans, 52 % citent l’Europe et 49 % les États-Unis, devant la Chine (31 %), les pays du Golfe (30 %) et l’Asie du Sud-Est (23 %). Cette hiérarchie ne traduit pas un repli vers les marchés matures, mais une recomposition plus fine des priorités.
Aussi, la croissance future dépendra de la capacité des Maisons à arbitrer entre profondeur des marchés établis, potentiel des zones émergentes et qualité d’exécution locale. La Chine illustre ce changement d’ère : si elle demeure un pilier du luxe mondial, elle n’en est plus le moteur de croissance des Maisons historiques. Le marché y devient plus mature et s’affirme culturellement. L’émergence de marques locales capables d’associer excellence d’exécution, maîtrise technologique et références culturelles propres modifie les termes de la concurrence.
Pour les Maisons européennes, l’enjeu n’est plus seulement d’être présentes sur les marchés de croissance, il est de rester désirables dans des territoires où les consommateurs ne confondent plus héritage global et pertinence locale.
Le deuxième enseignement de l’étude met en lumière l’importance accrue du produit. La hausse des prix, la fragilisation de la clientèle aspirationnelle et la prolifération des alternatives obligent les acteurs du secteur à réancrer la valeur dans la matière, le geste, la qualité et la durabilité.
Les savoir-faire ne relèvent plus seulement du patrimoine ou du récit de marque, mais incarnent à nouveau cet actif stratégique, industriel et réputationnel. Dans un marché plus sélectif, ils permettent de justifier le prix et d’affirmer la valeur propre au luxe. On assiste ainsi à la transformation des modèles industriels.
Selon l’étude, 39 % des répondants privilégient les partenariats stratégiques long terme et 31 % l’intégration progressive pour structurer leurs réseaux d’ateliers, de PME et de fournisseurs. L'enjeu devient alors d’organiser la coexistence de l’artisanat et la mise à l’échelle, sans affaiblir l’excellence de l’exécution.
Enfin, l’étude met en évidence un axe stratégique : le bien-être, la santé et la longévité. Pour l’industrie du luxe, il s’agit de la confirmation d’un nouveau territoire de valeur autour de l’expérience et de la régénération, voire du temps long.
Ainsi, dans un cadre « d’hospitalité », retraites de bien-être, nutrition, récupération, sommeil, beauty tech ou encore programmes de prévention, traduisent cette évolution. Le luxe se définit désormais par ce que l’on vit, ce que l’on préserve et ce que l’on transforme. Les Millennials sont cités par 53 % des professionnels interrogés dans notre étude comme la génération qui influence le plus les priorités des acteurs du secteur en matière d’offres de bien-être.
Finalement, ce territoire impose néanmoins de nouvelles exigences. Dans un horizon de temps de cinq à dix ans, 49 % des répondants anticipent une intégration modérée ou hybride de services médicaux dans les offres de bien-être de luxe.
« Le luxe n’est pas en déclin, il mute. Cette étude montre un secteur en train de changer de nature : plus multipolaire, plus exigeant sur la valeur, plus attentif à la maîtrise de ses savoir-faire et à sa légitimité lorsqu’il investit de nouveaux territoires. », conclut Guillaume des Rotours, Associé, Responsable mondial du secteur du Luxe, KPMG en France.
L’étude KPMG invite à dépasser la seule lecture conjoncturelle du marché : le luxe redéfinit les conditions de sa propre croissance. Les Maisons devront davantage maîtriser la rareté, préserver leurs savoir-faire, démontrer la valeur du produit, intégrer l’innovation sans affaiblir l’excellence de l’exécution et investir les nouveaux territoires de l’expérience avec la même rigueur. Ainsi, la question est de savoir quoi préserver, quoi transformer, jusqu’où s’étendre — et ainsi à quelles conditions rester légitime.
Méthodologie
L’édition 2026 de l’étude KPMG consacrée au secteur du luxe s’appuie sur une enquête menée auprès de 200 décideurs internationaux issus d’entreprises du secteur, complétée par une série d’entretiens avec des dirigeants, entrepreneurs, experts et observateurs basés notamment à Paris, Singapour, Shanghai, Genève et Milan.
Un luxe multipolaire : les capitales historiques ne monopolisent plus la croissance
L’édition 2026 confirme la tendance vers une recomposition de plus en plus claire : le luxe n’est plus organisé autour d’un centre unique, il est désormais multipolaire. Ainsi, si les capitales historiques demeurent des points d’ancrage majeurs, elles ne concentrent plus à elles seules la dynamique du secteur.
Parmi les décideurs interrogés sur les principaux relais de croissance à horizon cinq à dix ans, 52 % citent l’Europe et 49 % les États-Unis, devant la Chine (31 %), les pays du Golfe (30 %) et l’Asie du Sud-Est (23 %). Cette hiérarchie ne traduit pas un repli vers les marchés matures, mais une recomposition plus fine des priorités.
Aussi, la croissance future dépendra de la capacité des Maisons à arbitrer entre profondeur des marchés établis, potentiel des zones émergentes et qualité d’exécution locale. La Chine illustre ce changement d’ère : si elle demeure un pilier du luxe mondial, elle n’en est plus le moteur de croissance des Maisons historiques. Le marché y devient plus mature et s’affirme culturellement. L’émergence de marques locales capables d’associer excellence d’exécution, maîtrise technologique et références culturelles propres modifie les termes de la concurrence.
Pour les Maisons européennes, l’enjeu n’est plus seulement d’être présentes sur les marchés de croissance, il est de rester désirables dans des territoires où les consommateurs ne confondent plus héritage global et pertinence locale.
Le retour du produit : la valeur doit redevenir tangible
Le deuxième enseignement de l’étude met en lumière l’importance accrue du produit. La hausse des prix, la fragilisation de la clientèle aspirationnelle et la prolifération des alternatives obligent les acteurs du secteur à réancrer la valeur dans la matière, le geste, la qualité et la durabilité.
Les savoir-faire ne relèvent plus seulement du patrimoine ou du récit de marque, mais incarnent à nouveau cet actif stratégique, industriel et réputationnel. Dans un marché plus sélectif, ils permettent de justifier le prix et d’affirmer la valeur propre au luxe. On assiste ainsi à la transformation des modèles industriels.
Selon l’étude, 39 % des répondants privilégient les partenariats stratégiques long terme et 31 % l’intégration progressive pour structurer leurs réseaux d’ateliers, de PME et de fournisseurs. L'enjeu devient alors d’organiser la coexistence de l’artisanat et la mise à l’échelle, sans affaiblir l’excellence de l’exécution.
Bien-être, santé, longévité : un nouveau territoire de valeur
Enfin, l’étude met en évidence un axe stratégique : le bien-être, la santé et la longévité. Pour l’industrie du luxe, il s’agit de la confirmation d’un nouveau territoire de valeur autour de l’expérience et de la régénération, voire du temps long.
Ainsi, dans un cadre « d’hospitalité », retraites de bien-être, nutrition, récupération, sommeil, beauty tech ou encore programmes de prévention, traduisent cette évolution. Le luxe se définit désormais par ce que l’on vit, ce que l’on préserve et ce que l’on transforme. Les Millennials sont cités par 53 % des professionnels interrogés dans notre étude comme la génération qui influence le plus les priorités des acteurs du secteur en matière d’offres de bien-être.
Finalement, ce territoire impose néanmoins de nouvelles exigences. Dans un horizon de temps de cinq à dix ans, 49 % des répondants anticipent une intégration modérée ou hybride de services médicaux dans les offres de bien-être de luxe.
« Le luxe n’est pas en déclin, il mute. Cette étude montre un secteur en train de changer de nature : plus multipolaire, plus exigeant sur la valeur, plus attentif à la maîtrise de ses savoir-faire et à sa légitimité lorsqu’il investit de nouveaux territoires. », conclut Guillaume des Rotours, Associé, Responsable mondial du secteur du Luxe, KPMG en France.
Un secteur qui reprend la main
L’étude KPMG invite à dépasser la seule lecture conjoncturelle du marché : le luxe redéfinit les conditions de sa propre croissance. Les Maisons devront davantage maîtriser la rareté, préserver leurs savoir-faire, démontrer la valeur du produit, intégrer l’innovation sans affaiblir l’excellence de l’exécution et investir les nouveaux territoires de l’expérience avec la même rigueur. Ainsi, la question est de savoir quoi préserver, quoi transformer, jusqu’où s’étendre — et ainsi à quelles conditions rester légitime.
Méthodologie
L’édition 2026 de l’étude KPMG consacrée au secteur du luxe s’appuie sur une enquête menée auprès de 200 décideurs internationaux issus d’entreprises du secteur, complétée par une série d’entretiens avec des dirigeants, entrepreneurs, experts et observateurs basés notamment à Paris, Singapour, Shanghai, Genève et Milan.




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