Logiciel et technologies numériques, montée en puissance de la Chine et divergence des trajectoires régionales : la 26e édition du Global Automotive Executive Survey de KPMG décrypte les transformations qui redessinent la concurrence automobile à l’horizon 2035.
KPMG publie la 26 e édition de son Global Automotive Executive Survey , consacrée aux transformations de l’industrie automobile mondiale. Réalisée auprès de 775 dirigeants, dont 330 en Europe, l’étude analyse comment l’accélération technologique, l’évolution contrastée des marchés selon les régions et la transformation des modèles économiques modifient le paysage concurrentiel du secteur.
Parmi les principaux enseignements :
Le logiciel et les technologies numériques prennent une place croissante dans la différenciation entre les acteurs. Intelligence artificielle, systèmes avancés d’aide à la conduite, habitacles intelligents, services connectés et véhicules dont les fonctionnalités reposent de plus en plus sur le logiciel sont au cœur de cette évolution.
51 % des dirigeants interrogés anticipent que le logiciel et les technologies numériques deviendront la première source de différenciation concurrentielle de leur entreprise en 2035. 49 % estiment que leurs produits à forte composante logicielle et leurs capacités de mise à jour à distance sont déjà établis ou intégrés, tandis que 42 % portent le même jugement sur leur stratégie globale dans ce domaine.
La généralisation de ces technologies reste toutefois difficile. Seuls 36 % des projets d’IA et de logiciel dépassent le stade pilote. 92 % des entreprises interrogées mettent au moins douze mois à déployer une nouvelle capacité numérique, logicielle ou d’IA dans l’ensemble de leur organisation, et plus d’un tiers déclarent avoir besoin de plus de deux ans.
La technologie n’arrive pourtant pas en tête des priorités d’investissement. Sur les trois prochaines années, la transformation de la relation client, des ventes et de l’après-vente occupe la première place, suivie par les initiatives de durabilité et d’économie circulaire. La transition vers les véhicules électriques et les nouvelles motorisations, ainsi que le déploiement à grande échelle de l’IA et du logiciel, figurent plus bas parmi les priorités.
48 % des dirigeants interrogés anticipent que six des dix premiers constructeurs automobiles mondiaux auront leur siège en Chine en 2035. Cette anticipation reflète les réponses des dirigeants interrogés et ne constitue pas une prévision de KPMG.
L’étude souligne la progression de la Chine dans l’électrification, le logiciel et l’innovation numérique. Dans le même temps, la création de valeur se déplace progressivement des motorisations thermiques et des composants mécaniques vers les batteries, l’électronique intelligente, les plateformes logicielles et les services reposant sur l’intelligence artificielle.
Les situations diffèrent selon les régions. La Chine accélère dans l’électrification, tandis que l’Inde, le Japon ou l’Asie du Sud-Est devraient continuer à faire coexister plusieurs motorisations. Dans les Amériques, la création de valeur s’étend au-delà de la fabrication automobile, notamment vers le stockage d’énergie, les services connectés et les services financiers.
Les acteurs européens doivent mener plusieurs transformations de front : préserver la rentabilité de leurs activités historiques, financer l’électrification et le développement de véhicules reposant de plus en plus sur le logiciel, et faire face à une concurrence internationale accrue. À ces enjeux s’ajoutent les contraintes réglementaires, les impératifs de durabilité et la nécessité de proposer des véhicules à des prix abordables.
La situation européenne diffère de celle des autres grandes régions. De nouvelles sources de valeur émergent rapidement en Asie-Pacifique, tandis que les acteurs américains développent des activités au-delà du véhicule. Les entreprises européennes doivent, elles, transformer leurs modèles existants tout en finançant les activités d’avenir.
Les écarts sont également visibles dans les investissements technologiques : 57 % des dirigeants d’Asie-Pacifique déclarent investir significativement dans l’IA et les technologies émergentes, contre 52 % en Europe et 48 % dans les Amériques. Au-delà de ces écarts, les points forts varient selon les régions : l’Asie-Pacifique arrive notamment en tête dans l’intégration de la conduite autonome et des systèmes avancés d’aide à la conduite, tandis que l’Europe se distingue par ses stratégies en matière de véhicules dont les fonctionnalités reposent de plus en plus sur le logiciel.
Dr Andreas Ries, Responsable mondial du secteur Automobile, KPMG International : « Les dirigeants du secteur automobile doivent relever plusieurs défis en même temps, depuis la technologie et la géopolitique jusqu’à l’évolution des attentes des clients et des modèles économiques. Ces facteurs interagissent de plus en plus et se disputent les mêmes ressources financières et l’attention des directions générales. Les entreprises qui agiront le plus rapidement pour transformer la technologie en valeur ajoutée pour le client, tout en conservant la flexibilité nécessaire pour s’adapter à l’ensemble des marchés, seront les mieux placées pour mener la prochaine phase de l’industrie. »
Nicolas Nowicki, Associé KPMG en France, Responsable du secteur Automobile pour la France et la région EMA : « La donne concurrentielle est en train de se redéfinir. La technologie modifie les attentes des clients, la manière dont les entreprises se différencient et les sources potentielles de profits futurs. L’influence croissante de la Chine est l’un des signes les plus évidents de cette évolution, mais le succès ne dépendra pas uniquement de la géographie ou de l’échelle. Il dépendra de la capacité à déployer la technologie, à mettre en place les écosystèmes adaptés et à s’adapter à mesure que les marchés divergent. »
Méthodologie
L’ enquête « 2026 KPMG Global Automotive Executive Survey » est la 26e édition de l’étude annuelle menée par KPMG sur les évolutions stratégiques du secteur automobile. Cette étude, qui repose sur une approche mixte, comprend une enquête quantitative menée auprès de 775 dirigeants du secteur automobile, des entretiens qualitatifs avec neuf spécialistes seniors de KPMG dans l’automobile et des dirigeants externes du secteur, ainsi qu’une recherche documentaire. Parmi les personnes interrogées figuraient 330 dirigeants en Europe, 260 dans la région ASPAC et 185 dans les Amériques. Le rapport identifie 53 entreprises « pionnières » dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 1 milliard de dollars US, qui disposent d’une visibilité complète ou très bonne sur les initiatives de transformation et y participent activement, et qui déclarent elles-mêmes afficher des performances supérieures à la moyenne en matière de bénéfices, d’exploitation et de transformation. Remarque : les pourcentages peuvent ne pas totaliser 100 en raison des arrondis. La prévision selon laquelle six des dix premiers équipementiers auront leur siège social en Chine résulte des prévisions des personnes interrogées et non d’une prévision de KPMG.
KPMG publie la 26 e édition de son Global Automotive Executive Survey , consacrée aux transformations de l’industrie automobile mondiale. Réalisée auprès de 775 dirigeants, dont 330 en Europe, l’étude analyse comment l’accélération technologique, l’évolution contrastée des marchés selon les régions et la transformation des modèles économiques modifient le paysage concurrentiel du secteur.
Parmi les principaux enseignements :
- 51 % des dirigeants interrogés anticipent que le logiciel et les technologies numériques deviendront la première source de différenciation concurrentielle de leur entreprise en 2035.
- Seuls 36 % des projets d’IA et de logiciel dépassent aujourd’hui le stade pilote, tandis que 92 % des entreprises ont besoin d’au moins douze mois pour déployer une nouvelle capacité numérique, logicielle ou d’IA à l’échelle de leur organisation.
- 48 % anticipent que six des dix premiers constructeurs automobiles mondiaux auront leur siège en Chine en 2035.
Le logiciel s’impose comme un nouveau terrain de concurrence
Le logiciel et les technologies numériques prennent une place croissante dans la différenciation entre les acteurs. Intelligence artificielle, systèmes avancés d’aide à la conduite, habitacles intelligents, services connectés et véhicules dont les fonctionnalités reposent de plus en plus sur le logiciel sont au cœur de cette évolution.
51 % des dirigeants interrogés anticipent que le logiciel et les technologies numériques deviendront la première source de différenciation concurrentielle de leur entreprise en 2035. 49 % estiment que leurs produits à forte composante logicielle et leurs capacités de mise à jour à distance sont déjà établis ou intégrés, tandis que 42 % portent le même jugement sur leur stratégie globale dans ce domaine.
La généralisation de ces technologies reste toutefois difficile. Seuls 36 % des projets d’IA et de logiciel dépassent le stade pilote. 92 % des entreprises interrogées mettent au moins douze mois à déployer une nouvelle capacité numérique, logicielle ou d’IA dans l’ensemble de leur organisation, et plus d’un tiers déclarent avoir besoin de plus de deux ans.
La technologie n’arrive pourtant pas en tête des priorités d’investissement. Sur les trois prochaines années, la transformation de la relation client, des ventes et de l’après-vente occupe la première place, suivie par les initiatives de durabilité et d’économie circulaire. La transition vers les véhicules électriques et les nouvelles motorisations, ainsi que le déploiement à grande échelle de l’IA et du logiciel, figurent plus bas parmi les priorités.
La Chine au cœur de la recomposition de la hiérarchie automobile mondiale
48 % des dirigeants interrogés anticipent que six des dix premiers constructeurs automobiles mondiaux auront leur siège en Chine en 2035. Cette anticipation reflète les réponses des dirigeants interrogés et ne constitue pas une prévision de KPMG.
L’étude souligne la progression de la Chine dans l’électrification, le logiciel et l’innovation numérique. Dans le même temps, la création de valeur se déplace progressivement des motorisations thermiques et des composants mécaniques vers les batteries, l’électronique intelligente, les plateformes logicielles et les services reposant sur l’intelligence artificielle.
Les situations diffèrent selon les régions. La Chine accélère dans l’électrification, tandis que l’Inde, le Japon ou l’Asie du Sud-Est devraient continuer à faire coexister plusieurs motorisations. Dans les Amériques, la création de valeur s’étend au-delà de la fabrication automobile, notamment vers le stockage d’énergie, les services connectés et les services financiers.
L’Europe doit transformer son modèle tout en préservant sa compétitivité
Les acteurs européens doivent mener plusieurs transformations de front : préserver la rentabilité de leurs activités historiques, financer l’électrification et le développement de véhicules reposant de plus en plus sur le logiciel, et faire face à une concurrence internationale accrue. À ces enjeux s’ajoutent les contraintes réglementaires, les impératifs de durabilité et la nécessité de proposer des véhicules à des prix abordables.
La situation européenne diffère de celle des autres grandes régions. De nouvelles sources de valeur émergent rapidement en Asie-Pacifique, tandis que les acteurs américains développent des activités au-delà du véhicule. Les entreprises européennes doivent, elles, transformer leurs modèles existants tout en finançant les activités d’avenir.
Les écarts sont également visibles dans les investissements technologiques : 57 % des dirigeants d’Asie-Pacifique déclarent investir significativement dans l’IA et les technologies émergentes, contre 52 % en Europe et 48 % dans les Amériques. Au-delà de ces écarts, les points forts varient selon les régions : l’Asie-Pacifique arrive notamment en tête dans l’intégration de la conduite autonome et des systèmes avancés d’aide à la conduite, tandis que l’Europe se distingue par ses stratégies en matière de véhicules dont les fonctionnalités reposent de plus en plus sur le logiciel.
Dr Andreas Ries, Responsable mondial du secteur Automobile, KPMG International : « Les dirigeants du secteur automobile doivent relever plusieurs défis en même temps, depuis la technologie et la géopolitique jusqu’à l’évolution des attentes des clients et des modèles économiques. Ces facteurs interagissent de plus en plus et se disputent les mêmes ressources financières et l’attention des directions générales. Les entreprises qui agiront le plus rapidement pour transformer la technologie en valeur ajoutée pour le client, tout en conservant la flexibilité nécessaire pour s’adapter à l’ensemble des marchés, seront les mieux placées pour mener la prochaine phase de l’industrie. »
Nicolas Nowicki, Associé KPMG en France, Responsable du secteur Automobile pour la France et la région EMA : « La donne concurrentielle est en train de se redéfinir. La technologie modifie les attentes des clients, la manière dont les entreprises se différencient et les sources potentielles de profits futurs. L’influence croissante de la Chine est l’un des signes les plus évidents de cette évolution, mais le succès ne dépendra pas uniquement de la géographie ou de l’échelle. Il dépendra de la capacité à déployer la technologie, à mettre en place les écosystèmes adaptés et à s’adapter à mesure que les marchés divergent. »
Méthodologie
L’ enquête « 2026 KPMG Global Automotive Executive Survey » est la 26e édition de l’étude annuelle menée par KPMG sur les évolutions stratégiques du secteur automobile. Cette étude, qui repose sur une approche mixte, comprend une enquête quantitative menée auprès de 775 dirigeants du secteur automobile, des entretiens qualitatifs avec neuf spécialistes seniors de KPMG dans l’automobile et des dirigeants externes du secteur, ainsi qu’une recherche documentaire. Parmi les personnes interrogées figuraient 330 dirigeants en Europe, 260 dans la région ASPAC et 185 dans les Amériques. Le rapport identifie 53 entreprises « pionnières » dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 1 milliard de dollars US, qui disposent d’une visibilité complète ou très bonne sur les initiatives de transformation et y participent activement, et qui déclarent elles-mêmes afficher des performances supérieures à la moyenne en matière de bénéfices, d’exploitation et de transformation. Remarque : les pourcentages peuvent ne pas totaliser 100 en raison des arrondis. La prévision selon laquelle six des dix premiers équipementiers auront leur siège social en Chine résulte des prévisions des personnes interrogées et non d’une prévision de KPMG.
A propos de KPMG France
KPMG, acteur majeur de l’Audit, du Conseil et du Droit et Fiscalité, réunit 8 000 professionnels en France et en Afrique francophone au service des grands comptes et ETI. KPMG, partenaire de confiance et de compétitivité, sécurise leur information financière et non financière, les accompagne dans leurs transactions, soutient leurs transformations, technologiques, opérationnelles et environnementales. Grâce à son modèle multidisciplinaire, KPMG combine des expertises sectorielles et s’appuie sur ses Centres d’Excellence Tech et ESG en France pour soutenir les projets de croissance durable de tous les acteurs économiques.
KPMG offre à ses clients la force d’un réseau mondial présent dans 138 pays et se singularise par sa proximité territoriale en France.
Depuis 2022, KPMG est une entreprise à mission, avec pour raison d’être d’œuvrer et d’innover avec passion au cœur de l’économie, des territoires et de la société, pour bâtir la confiance, allier performance et responsabilité, faire grandir les talents.
KPMG, acteur majeur de l’Audit, du Conseil et du Droit et Fiscalité, réunit 8 000 professionnels en France et en Afrique francophone au service des grands comptes et ETI. KPMG, partenaire de confiance et de compétitivité, sécurise leur information financière et non financière, les accompagne dans leurs transactions, soutient leurs transformations, technologiques, opérationnelles et environnementales. Grâce à son modèle multidisciplinaire, KPMG combine des expertises sectorielles et s’appuie sur ses Centres d’Excellence Tech et ESG en France pour soutenir les projets de croissance durable de tous les acteurs économiques.
KPMG offre à ses clients la force d’un réseau mondial présent dans 138 pays et se singularise par sa proximité territoriale en France.
Depuis 2022, KPMG est une entreprise à mission, avec pour raison d’être d’œuvrer et d’innover avec passion au cœur de l’économie, des territoires et de la société, pour bâtir la confiance, allier performance et responsabilité, faire grandir les talents.



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