Malgré le contexte économique et géopolitique actuel, les investisseurs français restent confiants

eToro - 4ème vague du baromètre trimestriel sur l'investissement particulier - 12.04.2022


Malgré le contexte économique et géopolitique actuel, les investisseurs français restent confiants
  • eToro dévoile la quatrième vague de son baromètre trimestriel mesurant le point de vue des investisseurs particuliers français vis à vis de l'investissement.

  • 49% des investisseurs se montrent confiants dans les perspectives économiques françaises, contre 51% dans la précédente édition.

  • Ils sont 29% à considérer que la situation de l’économie française va s’améliorer au cours des douze prochains mois (c’est 9 points de moins qu’en janvier 2021).

  • Le conflit international (58%), l'inflation croissante (40%) et l'état de l'économie mondiale (37%) constituent les principales sources d'inquiétude pour les investisseurs particuliers.

  • 74% des Français sondés restent confiants pour leurs investissements et 36% s'attendent à ce qu'ils s'améliorent au cours des douze prochains mois.


Paris, le 12 avril 2022 - Malgré un contexte inflationniste qui semble s’inscrire dans la durée, la baisse du pouvoir d’achat et les premiers effets du conflit ukrainien qui pèsent sur les ménages, les investisseurs français demeurent relativement constants et confiants dans leurs investissements.

Une confiance qui vacille mais se maintient malgré le contexte actuel


Si la précédente vague du baromètre mettait en lumière une sensible baisse de la confiance, en grande partie dûe aux tensions économiques et à la forte inflation, elle semble cette fois se maintenir, malgré le contexte géopolitique et économique actuel. Lorsqu’ils sont interrogés sur l’économie nationale, les Français sont en effet 49% à se montrer confiants. C’est deux points de moins qu’en janvier dernier mais autant qu’en juillet 2021.

De la même façon, malgré le climat économique mondial, les français sont moins nombreux à considérer l’état de l’économie française comme une des principales sources d’inquiétudes (25%, -7 points). Ils estiment en revanche que l’inflation croissante, qui représentait déjà la principale inquiétude en janvier, demeure un risque majeur (40%, -1 point), tout comme l’état de l’économie mondiale (37%, +1 point). Mais c’est bien entendu le conflit international qui les inquiète aujourd’hui encore davantage (58%, +35%).

Pour Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l’analyse de marchés pour eToro, "Les places financières résistent jusqu’ici relativement bien mais l’inflation continue d’inquiéter. En zone Euro, elle a atteint un record de 7,5% et 5,1% en France. Or le monde vit actuellement une crise géopolitique majeure avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui renforce encore davantage les incertitudes. À court terme, des sanctions toujours plus sévères de la part des occidentaux pourraient faire monter les prix encore plus haut et l’on peut donc s’attendre à ce que l’inflation continue de grimper”.

Malgré la situation économique, les prévisions d’investissement restent positives. 74% restent confiants pour leurs investissements et 36% des Français s’attendent à ce qu’ils s’améliorent pour les douze prochains mois (-8 points par rapport à la vague précédente).

S’ils demeurent aujourd’hui plutôt confiants, les Français se montrent toutefois peu optimistes quant au climat global. Alors qu’ils étaient 38% à considérer que la situation de l’économie française allait s’améliorer lors de la troisième vague du baromètre, les Français sont désormais 29% à le penser.

La prudence en investissement persiste


Si une proportion stable de personnes interrogées maintient son intention d’investir dans les douze prochains mois (18%, -1 point), la France, comme les pays d’Europe de l’Est, reste parmi les pays qui prévoient d’investir moins.

Prudence également au niveau des portefeuilles. Bien que la majorité des investisseurs particuliers choisissent de ne pas les arbitrer, signifiant un certain optimisme malgré les risques pressentis, ceux des Français restent très diversifiés. Les actions domestiques demeurent la classe d’actifs la plus prisée (56%), loin devant les actions étrangères (26%) ou les cryptoactifs, qui gagnent toutefois 5 points par rapport à la précédente vague (22%).

Cette tendance peut s’expliquer par une aversion au risque qui se maintient dans un climat boursier volatile. Pour les Français décidant de privilégier les actions domestiques, il s’agit avant tout d’une question de maîtrise des outils. 43% justifient en effet ce choix par une meilleure compréhension des marchés nationaux et 27% des sondés qui privilégient les actions nationales trouvent les marchés outre-Atlantique trop risqués.

Concernant les perspectives sectorielles, alors que la tech constituait jusqu’ici l’investissement privilégié des particuliers (30%, -6 points), ce sont l’énergie (33%, +3 points) et l’immobilier (30%, +2 points) qui semblent désormais privilégiés. De la même façon, favorisé par la crise sanitaire jusqu’en début d’année 2022, le secteur de la santé est aujourd’hui moins prisé des Français (25%, -9 points).

La prudence des investisseurs se traduit par ailleurs par un investissement dans des actifs considérés comme refuges, comme les métaux précieux. L’or, dont la popularité s’est accrue, se maintient ainsi comme l’investissement favori en la matière, malgré sa mauvaise performance en 2021 (44%, comme la vague précédente).

Depuis la crise sanitaire, les investisseurs jouent la carte de la prudence. Deux ans après le déclenchement de la pandémie, et bien que la pratique se soit démocratisée, force est de constater qu’elle reste de mise chez les particuliers. Les valeurs refuges permettent d’obtenir une certaine rentabilité. L’or et les métaux précieux comme l’argent métal ou le palladium en sont les exemples parfaits.”, ajoute Antoine Fraysse-Soulier.

S’ils se montrent donc prudents, les investisseurs particuliers maintiennent donc majoritairement leurs stratégies d’investissement ce mois-ci encore, et ce malgré les risques qui pèsent sur les marchés financiers.

Dans ce contexte, on observe en parallèle une évolution des comportements. Alors que les Français étaient plus nombreux à considérer les médias comme principale source d’information (40%, -5 points), ils se fient désormais davantage à leurs recommandations personnelles (41%, +1 point). Cette évolution va de pair avec un plus grand besoin de réassurance et de validation de leurs stratégies (65%, +3 points). Ils sont également plus nombreux à investir via des plateformes d’investissement en ligne ou des applications (26%, +5 points).

Méthodologie


L’étude a été menée par Opinium du 10 au 23 mars 2022 auprès de 8 500 investisseurs particuliers dans 12 pays dont 1 000 au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Allemagne, en France, en Australie et 500 en Italie, Espagne, Pays-Bas, Danemark, Pologne, Roumanie et en République tchèque. Les investisseurs particuliers étaient définis comme autogérés ou conseillés et devaient détenir au moins un produit d'investissement comprenant des actions, des obligations, des fonds, un compte épargne individuel (ISA) ou équivalent et n'avaient pas besoin d'être des utilisateurs d'eToro.

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Mercredi 13 Avril 2022
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