Les principaux enseignements:
● Défiance massive : près de 8 français sur 10 des actifs (76 %) déclarent cotiser pour un système dont ils ne bénéficieront jamais
● Système jugé fragile : 70% estiment que le régime par répartition est intenable sur le long terme, 85% pensent les politiques sont incapables de réformer
● Inégalité femmes-hommes : 83% des femmes anticipent une retraite inférieure ou égale à celle des hommes
● Manque de préparation : 61% des répondants se disent mal informés, seuls 38% ont commencé à épargner
● Prise de conscience : 89% jugent nécessaire d'investir par soi-même, 58% en font une résolution 2026
87 % des Français inquiets pour l'avenir des retraites en France
Les Français expriment une fragilité perçue du système de retraites. Si 72 % estiment qu’il peut encore fonctionner, seuls 30 % jugent la situation réellement pérenne. À l’inverse, 42 % considèrent que le système ne pourra fonctionner que quelques années, et 28 % estiment qu’il ne peut déjà plus fonctionner. Cette perception est encore plus marquée chez les femmes (33 %) et chez les 35-49 ans (36 %).
Cette inquiétude s’accompagne d’une forte défiance envers les responsables politiques : 85 % des Français estiment qu’ils sont incapables de réformer durablement le système de retraites. Sur le plan économique, le jugement est tout aussi sévère, 88 % considérant que les responsables politiques ne savent pas réaliser de bons investissements.
Paradoxalement, cela n’altère pas l’image symbolique de la retraite. Pour 97 % des Français, elle reste associée à des notions positives. Les mots qui la caractérisent le mieux sont le temps libre (76 %), le repos (58 %) et la liberté (53 %).
Un système perçu comme injuste et vecteur de frustrations
76 % des actifs, soit près de 8 français sur 10, ont le sentiment de cotiser pour un système dont ils ne bénéficieront jamais et 75 % pensent que le montant de leur retraite sera inférieur à celle de leurs parents.
Cette fracture est renforcée par la perception du traitement politique des générations. 55 % des Français estiment que les décideurs publics accordent davantage d’attention aux retraités qu’aux jeunes générations, un sentiment particulièrement marqué chez les plus jeunes (71 % des 18-24 ans et 75 % des 25-34 ans).
Face aux difficultés des actifs, les retraités font cavalier seuls et défendent leurs intérêts : 74 % ne sont pas prêts à accepter une baisse de leur pension si cela garantissait aux générations suivantes d’avoir une retraite.
A noter : 8 % des actifs pensent même qu’ils ne pourront jamais vivre de leur seule pension décemment. Les personnes ne détenant aucun produit financier sont surreprésentées (13% contre 6% pour les détenteurs d'au moins un produit).
Au regard de ce contexte, les Français sont réalistes : ils estiment à 64,6 l’âge de départ moyen en retraite pour obtenir une pension décente.
Les femmes, grandes perdantes du système des retraites ?
Ce sentiment d’injustice dépasse la question générationnelle : 76 % des Français pensent que les femmes auront une retraite inférieure ou égale à celle des hommes une fois le moment venu. Un sentiment qui domine chez les femmes en particulier : elles sont 83 % à le penser (contre 67 % pour les hommes). Elles sont également plus nombreuses que les hommes à envisager manquer d’argent une fois à la retraite (81 % contre 66 %) et à penser que le montant de leur retraite sera inférieur à celle de leurs parents (79 % contre 69 % pour les hommes).
Un sentiment général domine chez les femmes : celui d’avoir le sentiment de cotiser pour un système dont elles ne bénéficieront pas. Elles sont 80 % à le penser contre 71 % des hommes. Également, l’absence d’une retraite décente (envisagée par 8 % des non retraités) est une perspective particulièrement partagée par les femmes : elles sont deux fois plus nombreuses que les hommes à l’envisager (10% contre 5%).
En conséquence, les femmes sont légèrement plus nombreuses à penser qu’il faut investir le plus tôt possible pour être certain d’avoir une retraite rentable (90 % contre 87 % des hommes) et qu’il est nécessaire d’investir par soi-même (90 % contre 88 % des hommes) pour avoir une retraite confortable.
Malgré ce constat, peu de Français préparent leur retraite, faute de connaissances
L’étude met en évidence un manque d’information majeur qui freine l’anticipation : 61 % des actifs estiment être mal informés sur leur future retraite. Un sentiment encore plus fort chez les femmes : 69 % (hors réponses NSP).
En conséquence, seuls 38 % des actifs ont déjà commencé à préparer financièrement leur retraite (épargne, placements, …) tandis que 15 % déclarent que ce n’est pas une urgence.
Face à l’incertitude et au manque d’information, les Français se tournent alors vers les solutions sécurisantes : 45 % des actifs et 86 % des retraités pensent que leur pension de retraite sera assurée par l’État. Pourtant sur le plan financier, les Français jugent sévèrement les politiques : 88 % pensent qu’ils ne savent pas réaliser de bons investissements.
2026 sera-t-il placé sous le signe de la retraite par capitalisation ?
Face à cette impasse économique, on observe chez les Français une évolution des mentalités. 89 % des actifs déclarent que pour avoir une retraite confortable, il est nécessaire d’investir par soi-même et 88 % qu’il faut commencer à investir le plus tôt possible.
En suivant cette logique, 21 % des actifs ne comptent pas sur une pension de retraite assurée par l’État et déclarent que leur principale source de revenus le moment venu sera le fruit d’investissements passés et à venir. Un sentiment partagé en particulier par les 18-24 ans et les 25-34 ans (respectivement 25 % et 27 %).
2026 pourrait être l’année de la prise de conscience : 58 % des actifs déclarent que la préparation financière de leur retraite pourrait faire partie de leurs bonnes résolutions.
“Cette étude nous apporte un éclairage nouveau sur le rapport qu’entretiennent les Français vis-à-vis de leur retraite : ils comprennent qu’ils ne peuvent plus faire confiance au système dont ont bénéficié les générations précédentes. Cette prise de conscience des limites du système actuel conjuguée à la défiance des Français vis-à-vis des politiques les pousse à prendre leurs finances en main. Néanmoins, on note un décalage entre la théorie et la pratique. Le manque d’éducation financière, la complexité de la fiscalité et les discours anxiogène des politiques freinent encore largement l’investissement. Le défi n’est donc pas uniquement financier : il est aussi pédagogique. Donner aux Français les moyens de comprendre, de se projeter et de décider devient une condition essentielle pour éviter que la retraite ne devienne un facteur supplémentaire d’inégalités économiques. », explique Mounir Laggoune, CEO et cofondateur de Finary.
¹Méthodologie
Étude « Les Français, la viabilité du système de retraites et l’investissement » réalisée par OpinionWay pour Finary auprès de 2 500 personnes, représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.
Enquête menée en ligne (CAWI) du 7 au 12 janvier 2026.
OpinionWay a réalisé cette enquête en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 20252.
Les résultats de ce sondage doivent être lus en tenant compte des marges d'incertitude : 0,9 à 2,0 points au plus pour un échantillon de 2 500 répondants.
Finary est une fintech française fondée en 2021 par Mounir Laggoune et Julien Blancher. Première plateforme à mettre la technologie au service de l’argent des Français, elle permet d’investir ainsi que suivre et optimiser l’ensemble de son patrimoine — comptes bancaires, immobilier, métaux précieux, cryptomonnaies, etc., tout en restant indépendante des grands groupes bancaires. Accessible sur mobile et web, Finary connecte plus de 20 000 banques et établissements financiers dans le monde. Elle réunit aujourd’hui une communauté de plus de 600 000 investisseurs.
Finary a lancé l’investissement dans les cryptomonnaies et l’assurance-vie avec Finary Life, une solution nouvelle génération développée en partenariat avec BlackRock et Generali. Elle a également développé la gestion privée avec Finary One — une offre inédite accessible dès 500 000 € d’actifs investissables.
Finary est soutenue par Y Combinator, Kima Ventures, Speedinvest, Paypal Ventures, LocalGlobe, Hedosophia, Shapers et des business angels de renom tels que Harsh Sinha, CTO de Wise, Axel Weber (ancien président de la banque centrale allemande et ex-président du conseil d’administration d’UBS - première banque privée mondiale), Steve Anavi et Alexandre Prot (Qonto) ou encore Eric Demuth (Bitpanda)
Finary SAS est adhérent de la Chambre nationale des conseils en gestion patrimoine au capital social de 1 625 000 €euros, immatriculé au RCS de Paris sous le numéro 892 357 724, dont le siège social est situé 58 rue de Monceau 75380 Paris 8. Finary SAS exerce l’activité de Conseiller en Investissements Financiers (CIF) et de Courtier en Assurance référencé à l’Orias sous le numéro 21001279, adhérent de la Chambre nationale des conseils en gestion de patrimoine, association agréée par l’Autorité des Marchés Financiers, avec les garanties financières de l'Assurances Mutuelles MMA IARD.

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