Paradoxalement, cette dynamique inflationniste ne freine pas l’épargne. Face à l’incertitude économique, les Français renforcent leur épargne de précaution, portant le taux d’épargne à des niveaux historiquement élevés, davantage par réflexe de protection que par réelle capacité à consommer.
Ce réflexe se traduit dans les chiffres macroéconomiques : l’épargne financière des ménages français atteint désormais 6 477 milliards d’euros, un niveau jamais observé jusqu’ici, presque deux fois supérieur au montant de la dette publique. Une situation qui illustre l’ampleur du matelas de sécurité accumulé par les ménages, malgré un contexte économique sous tension.
Derrière cette moyenne nationale se cachent toutefois de fortes disparités territoriales. D’après la dernière analyse de Green-Got, les Français épargnent en moyenne 5 650 €, mais un écart de plus de 70 % sépare les montants épargnés dans les métropoles de ceux des zones rurales, révélant une fracture face à l’impact de l’inflation selon les territoires.
Une moyenne nationale solide : 5 650 € épargnés et une discipline financière installée
En moyenne, les Français épargnent 5 650 €, soit environ 213 € par mois. Cette dynamique repose sur des comportements bien ancrés puisque 67 % des utilisateurs sont des épargnants réguliers, 77 % ont automatisé leur épargne, et 18 % épargnent plus de 500 € par mois.
Ces chiffres témoignent d’une maturité financière élevée et d’une installation durable des pratiques d’épargne, renforcée par une ancienneté moyenne de 17 mois sur les comptes.
Certaines régions se distinguent par une ancienneté encore plus forte, notamment la Bourgogne-Franche-Comté (21 mois), le Centre-Val de Loire (22 mois) et les DOM-TOM (24 mois), ce qui reflète un engagement plus long et souvent une meilleure stabilité de l’épargne.
Les volumes cumulés par région confirment aussi la profondeur de la dynamique. L’Île-de-France atteint 1 950 M€ d’épargne totale, l’Auvergne–Rhône-Alpes 950 M€, et la région PACA 520 M€, positionnant ces territoires parmi les plus épargnants du pays.
« Les données montrent une France capable d’épargner régulièrement, mais avec des dynamiques très différentes selon les territoires », explique Andréa Ganovelli, Directeur Général Green-Got.
Métropoles vs ruralité : un écart d’épargne de plus de 70 %
L’étude met en lumière un écart d’épargne massif entre les grandes métropoles et les zones rurales. Les habitants des métropoles épargnent plus de 70 % de plus, un ratio qui reste stable aussi bien sur l’épargne totale que sur l’épargne mensuelle.
Les disparités se retrouvent aussi au niveau régional.
Les régions les plus performantes sont :
- Île-de-France : 7 500 €
- Auvergne–Rhône-Alpes : 6 800 €
- PACA : 5 500 €
À l’inverse, les régions à dominante rurale restent significativement en dessous de la moyenne nationale de 5 650 € :
- Centre-Val de Loire : 4 200 €,
- Bourgogne-Franche-Comté : 4 300 €,
- Normandie : 4 600 €.
L’étude révèle aussi une saisonnalité différenciée selon les territoires. En Île-de-France et en Occitanie, janvier arrive en tête, porté par le versement des primes et les bonnes résolutions financières. En Bretagne, dans les Pays de la Loire et en PACA, le véritable temps fort se situe plutôt entre avril et juin, au moment de l’intéressement et de la participation. En Auvergne–Rhône-Alpes, c’est septembre qui domine, avec l’effet de la reprise après l’été. Enfin, dans les Hauts-de-France, décembre concentre le plus haut niveau d’épargne, juste avant les fêtes.
L’automatisation, le levier déterminant pour réduire les écarts d’épargne
Le facteur qui influence le plus fortement le niveau d’épargne est le taux d’automatisation des versements. L’étude montre une corrélation directe entre automatisation élevée, régularité et montants épargnés.
Taux d’épargne automatisée :
- Métropoles : 81,65 %
- Moyenne nationale : 77 %
- Ruralité : 51,15 %
L’écart de 30 points entre métropoles et ruralité suffit à expliquer la majorité des différences observées. Là où l’automatisation est plus forte, l’épargne est plus élevée, plus régulière et moins soumise aux fluctuations saisonnières.
“Ce levier apparaît comme essentiel pour réduire la fracture territoriale et démocratiser l’automatisation dans les zones rurales permettrait non seulement d’augmenter les montants épargnés, mais aussi d’installer une discipline financière durable.”, conclut Andréa Ganovelli, Directeur Général Green-Got.
À propos de Green-Got
Green-Got est une fintech française engagée, créée pour mettre la finance au service de la transition écologique. Depuis son lancement, l’entreprise propose des comptes de paiement et des produits d’investissement qui orientent l’épargne et les flux financiers vers des projets durables, en excluant les énergies fossiles et les activités polluantes. Green-Got a pour mission de démocratiser l’accès à une finance plus durable mais aussi rentable, en permettant à ses utilisateurs de reprendre le pouvoir sur leur argent grâce à une application et des comptes transparents, clairs et modernes, pour qu’ils puissent prendre soin de leur patrimoine en même temps que de la planète.
Son modèle repose sur une communauté croissante de citoyens et d’investisseurs décidés à aligner leur argent avec leurs convictions. Transparence, impact mesurable et accessibilité guident chacun des choix de Green-Got, qui se donne pour mission de démocratiser la finance verte et de contribuer à la décarbonation de l’économie.
En 2025, Green-Got a dépassé les 150 millions d’euros sous gestion via ses solutions et a séduit des dizaines de milliers de clients soucieux d’agir concrètement face à l’urgence climatique. Précurseur en France sur le segment de la « finance à impact », Green-Got aspire à devenir la référence européenne de l’investissement durable
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