Ce qu’il faut retenir du 1er semestre 2025 :
- Sur le 1er semestre 2025, les start-up françaises sont revenues au niveau le plus bas depuis 2019 en volume et en valeur. Ainsi, 314 sociétés de la FrenchTech ont levé 2,8 Md€ soit une baisse en valeur de 35% et de 24 % en volume.
- Dans le Top 5 : Knave (100M€), Alice&Bob (100M€) Pennylane (75M€), Wandercraft (66M€), et enfin Nabla (61M€).
- Le secteur des logiciels est à la 1ère place du podium avec des montants levés de 891M€. Ces montants sont néanmoins en forte baisse (-39 % vs. 1er semestre 2024) malgré un nombre d’opérations en forte croissance à +57 % représentant 38 % des opérations tout secteur confondu. Cette performance s’explique principalement par l’explosion des projets surfant sur l’IA générative et agentique.
- Les Greentech se placent en deuxième position avec 515M€, en forte baisse en valeur -54 % mais avec une stabilité en volume. Enfin, les Fintech avec 487M€, en hausse de +53 % en valeur et -23 % en volume.
- L’analyse des investissements par taille révèle que pour la 1ère fois, la baisse (valeur et volume) touche également les tours inférieurs à 10M€ qui étaient jusqu’à présent épargnés.
- Dans une période de raréfaction des capitaux levés, la région Île-de-France est encore plus dominante avec 74 % des montants levés en valeur. Les régions Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes se hissent à la seconde et troisième place avec respectivement 7 % et 4,8 % des investissements en valeur.
- Dans l’Union européenne, la France se fait largement dépasser par l’Allemagne et perd sa position de leader. L’Allemagne qui comptabilise 3,6Md€ (baisse de 2 %) devance en effet la France (de près de 30 %) grâce à un Growth Equity très dynamique à +17 % en valeur alors qu’en France ces opérations supérieures à 100M€ sont en baisse de 87 %.
- Outre-manche, le Royaume-Uni reste très actif avec des montants levés (7,4 Md€) supérieurs à la France et l’Allemagne réunis. Cette performance ne doit tout de même pas faire oublier que les montants en valeur du Royaume-Uni baissent de 12 % et de 36 % en volume.
"Dans un environnement économique marqué par une incertitude croissante, la France est à la peine pour ce premier semestre. Certains secteurs comme les logiciels restent néanmoins résilients et continuent d'attirer les investisseurs malgré une contraction globale. La capacité des entreprises à s'adapter et à innover, notamment dans des domaines émergents comme l'intelligence artificielle, pourrait bien redéfinir le paysage entrepreneurial français dans les années à venir", relève Franck Sebag, associé EY, Fast Growing Companies leader France.
Téléchargez le Baromètre EY du Capital-Risque en France – 1er semestre 2025 :


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