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Ces pays européens qui font le choix de la finance… et de la fintech


Ces pays européens qui font le choix de la finance… et de la fintech
A l’occasion de la parution début juin un nouvel hors série intitulé : « Europe : ces pays qui font le choix de la finance », Revue Banque et l’Association des marchés financiers AMAFI ont organisé lundi 15 juin 2015 dans l’auditorium SCOR à Paris un débat public autour de ce thème, avec comme intervenants :

- Stéphane Giordano, président de l’Amafi,

- Catherine Karyotis, professeur de finance à la Neoma Business School

- Pierre de Lauzun, délégué général Amafi

- Thierry Philipponnat, membre du collège de l’AMF

- Daniel Lebègue, président Transparency International France

- Franck Wort, head of DCM Insurance chez BNP Paribas

Si le Royaume-Uni, le Luxembourg, la Suisse, l’Irlande, les Pays-Bas... sont autant de pays considérés comme «profinance», la France n’est pas souvent citée parmi les pays qui ont fait le choix de la finance, rappelle en guise d’introduction Stéphane Giordano, président de l’Amafi. Ce qui selon lui n’empêche pas la France développer un dynamisme financier plus affirmé du fait d’atouts structurels majeurs : formations internationalement reconnues en matière de mathématiques financières et de modélisation, institutions et établissements financiers profitables, large capacité d’épargne, pour ne citer qu’eux.

Si pendant le déroulement des débats, animés par Olivier de Rincquesen, les intervenants n’ont pas fait directement mention de la Fintech, le hors-série signé par une palette d’auteurs français et internationaux aborde le sujet. Ainsi, Nicolas Véron, cofondateur du think tank Bruegel et chercheur au Peterson Institute for International Economics, explique que si « la France n’a pas un avantage comparatif évident dans le domaine de la finance », il est tout à fait possible de voir émerger des segments pour lesquels la France serait plus compétitive qu’elle ne l’a été dans le passé, et plus compétitive que certains de ses voisins. « Il est tout à fait possible que telle ou telle innovation disruptive soit portée par des acteurs français ».

A commencer par le crowdfunding. « La Place de Paris a compris l’enjeu sociétal du financement des PME et des ETI et a décidé de mettre la finance au service de l’économie, via son Projet ‘Place de Paris 2020, lancé en 2014 », relève Catherine Karyotis, professeur de finance chez Neoma Business School. Et Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace, de rappeler que « nous développons aujourd’hui avec le pôle Innovation la mise en relation de PME-ETI innovantes, notamment dans la Fintech, avec des partenaires industriels ou financiers internationaux ».

Les autres places financières sont également dans les starting-blocks. Parfois depuis longtemps.... A Londres, « les pouvoirs publics se sont montrés assez favorables à l’apparition de nouvelles formes de banques, digitale ou de paiement », relève Jean-Baptiste Bellon, analyste bancaire chez Trapeza, pour qui le lancement d’un établissement comme Metro Bank en 2010 n’aurait pu avoir lieu ailleurs qu’en Angleterre.

Quant au Luxembourg, qui possède un centre financier international de premier plan, une infrastructure ICT de pointe et peur compter sur un gouvernement et un organisme de réglementation du secteur financier ouvert aux technologies de rupture, il a réussi à « devenir un hub de la FinTech, aussi bien pour les start-ups que pour les acteurs bien implantés », indique Tom Théobald, deputy CEO de Luxembourg for Finance, l’organisme de promotion de la place financière luxembourgeoise.

Si vous souhaitez revivre les temps forts de cette rencontre, nous vous invitons à vous connecter sur le site internet : http://www.revue-banque.fr. Les captations vidéos seront mises en ligne dans quelques jours...


Mardi 16 Juin 2015



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